jeudi, 05 octobre, 2006

Ne lisez pas cette nouvelle ...

Ne lisez pas cette nouvelle ... vous risquez d'y rester scotché pendant des heures, des jours, des mois. Encore, que, je vous l'assure, vous êtes les bienvenus, et vous pouvez rester ici autant que vous le voudrez. Ma mise en garde ne vous convainc pas ? Bien : alors passons au sujet !

Après nous avoir concoté le célèbre "coup de boule de Zidane" en Flash, Playbie nous propose un jeu certes très connu, mais toujours aussi démoniaque, le Tétris. Il suffit de couper et coller le code, pour en bénéficier dans son blog, comme ceci :


J'ai trouvé ça ici. Et c'est horriblement génial !

mercredi, 04 octobre, 2006

L'ACER est revenu ...

Pour faire suite à cette nouvelle, je dois vous informer que notre Acer portable est revenu en parfait état, réparé, propre et bien emballé. Le cycle complet expédition, réparation, retour, ayant été bouclé en moins d'une semaine (avec SMS en prime pour nous prévenir du début de réparation de la machine). Acer a donc cette fois particulièrement bien assuré. Le fruit des investissements de cette entreprise dans son S.A.V ? Affaire à suivre, mais dans ces conditions, je révise ma note, et je considère que l'Acer est une très bonne affaire !

mercredi, 13 septembre, 2006

Evincé de Canal Plus, Karl Zéro monte sa web TV

Evincé de Canal Plus, Karl Zéro monte sa web TV [Ratiatum]

Ejecté de Canal Plus, Karl Zéro profite de sa notoriété pour retrouver une indépendance éditoriale en solo, sur sa propre télévision qu'il lance sur Internet le 11 septembre prochain. Le site veut "montrer ce qu'on ne voit nulle part dans les médias traditionnels, et pouvoir en débattre librement".
Sur leweb2zero.tv (on appréciera le jeu de mots), l'ancien animateur de la chaîne de Vivendi veut lui aussi mettre un terme au contrôle de l'information par les médias et les puissances financières. "De plus en plus, l'info est centralisée, orientée et n'offre plus la multiplicité des points de vue qu'on serait en droit d'attendre de par la multiplicité des médias. A une exception prêt : internet", indique Karl Zéro pour justifier l'ouverture de sa web TV.
Il semble que l'animateur, inspiré sans doute par les succès des français Agoravox ou DailyMotion, donnera voix et images aux internautes. Mais contrairement aux deux sites précités, Leweb2zero.tv sera aussi alimenté par les reportages de l'équipe de Karl Zéro, qui ont fait sa réputation (et son départ) sur Canal Plus. Lui qui a dénoncé une censure croissante de la part de la chaîne cryptée devra toutefois montrer patte blanche. Dans ses Dossiers, le Canard Enchaîné écrivait cet été que "l'animateur sait demander d'y aller molo sur un sujet sur Sarko, d'éviter de le froisser avec la Sacem, ou encore d'oublier le foot et le cinéma, les deux mamelles de Canal".
Article sous license Creative Comons partiellement repris

jeudi, 27 juillet, 2006

L'égo de Ségo, c'est pas rigolo ...

Aujourd'hui, un entarteur passe devant un tribunal correctionnel pour "violence avec préméditation n'ayant pas entraîné d'interruption temporaire du travail" sur la personne de Ségolène Royal. Il risque quand même pour son action patissière, une peine de prison ...

A ma connaissance, c'est la première fois qu'un entarté poursuit ainsi son bourreau. Le nouvel observateur rappelle que "Nicolas Sarkozy n'avait pas déposé de plainte à la suite de son entartage de même que [Bill Gates] l'homme le plus riche du monde". Ce dernier s'était contenté de licencier son responsable de la sécurité (ce qui semble plus logique). Je ne crois pas non plus que BHL (entarté 7 fois au cri de « Entartons, entartons les pompeux cornichons ») par Noël Godin ait poursuivi son "agresseur" (il lui a mis quelques baffes quand même, mais nous dirons que c'est de bonne guerre) ...

Ce qui est amusant, c'est que les photos (nombreuses) de cet entartage n'ont pas été reprises par les agences de presse, à la demande du staff de la "vicitime". Ce qui démontre simultanément le niveau d'humour que peut avoir un (ou une) candidat(e) à la présidentielle, et surtout, le degré d'obéissance de certains organes d'informations envers les responsable des relations publiques des politiques en question. On ajoutera que - sur le plan de la communication - il y a ici comme un parfum d'erreur de stratégie: la plainte - et le procès qui en découle - remettent sous les feux de la rampe une affaire dont les oposants à la candidate vont évidemment faire leurs choux gras...

Il y a peine deux élections, nous n'aurions probablement pas pu bénéficier de ce spectacle qui aurait été censuré avec succès et efficacité. Le procès lui même aurait été soigneusement relégué dans la rubrique "points et couture" de la plupart des publications. Heureusement, la technologie est là (gnark !). Aujourd'hui, grâce à Internet et à sa mosaïque de publications individuelles, cette nouvelle est tellement reprise en ligne qu'aucun quotidien ne peut négliger son traitement.

D'ailleurs, si vous voulez voir la vidéo de l'entartage, c'est ici, si vous souhaitez entarter à votre tour et en Flash, c'est .

Vive Internet, vive les blogs !

Note du 28 Août 2006 (retour de Vacances) : cet article a été repris par Agoravox et a reçu un nombre astronomique de commentaires (une centaine à ce jour). Rien à ajouter aux commentaires en question (après tout, chacun exprime ce qu'il souhaite - insulte comprise, c'est le principe même d'Agoravox) sauf pour ce qui concerne la mise en cause du travail fait sur cet article : premièrement, cet article a été écrit le matin du jour du procès puis repris le 3 Août par Agoravox. C'est le mode de fonctionnement de cette publication, qui a voulu ce délais. Mon angle ne concernait donc pas le contenu du verdict, je n'avais donc pas à rectifier mon papier suite à la publication de ce dernier, comme l'ont demandés certains intervenants. Toutes les informations contenues dans l'article étaient vérifiées et sont encore vérifiables: qu'elles plaisent ou non à tel ou tel "groupie politique" ne me concerne pas.

Posted by Eric Charton at 12:48.16
Edited on: mercredi, 30 août, 2006 18:53.55
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vendredi, 21 juillet, 2006

Les moments de solitude ...

Vous avez peut être vu les hilarantes publicités des moments de solitude conçues pour SFR (sinon, allez ici et cliquez sur films).

Vous ne connaissez peut être pas la pub cachée, qui est reprise ici et qui était durant un temps disponible sur le site officiel. Un peu gras, mais il faut bien rire un peu en attendant le dégel ...

Le grand méchant Sacem veut faire payer les enfants

Clubic a allumé un bel incendie avec sa nouvelle "La Sacem réclame 75 euros à une école du Morbihan" tirée du quotidien Ouest France.

Les faits sont simples : "les élèves ont entonné, sans autorisation, une chanson protégée par le droit d'auteur lors d'une fête de fin d'année". La chanson en question fait quasiment partie du patrimoine public : "Adieu monsieur le professeur" d'Hugues Aufray. Pas pour tout le monde. Deux semaines plus tard, la directrice de l'école reçoit une lettre de la Sacem l'informant que son établissement doit s'acquitter d'une facture de 75 euros. Le courrier accuse sans détour l'école de Peillac d'avoir utilisé des oeuvres musicales sans avoir demandé l'autorisation de le faire et affirme (sans rire) que l'acte s'apparente à un délit de contrefaçon. Suivent les habituelles menaces de procédure judiciaire ... Menacer des bambins (10 ans maximum), et leur institutrice des affres des tribunaux pour "contrefaçon d'Hugues Aufray", il fallait le faire ...

Evidemment, la nouvelle enflamme le web, et la Sacem se retrouve un peu coinçée aux entournures par la tournure prise par ce glorieux fait d'arme juridique. Et l'organisme de prendre contact avec Clubic pour tenter de limiter un peu la mauvaise image donnée.

Selon les termes du courrier de la Sacem reçu par Clubic, il est précisé "Comme tout organisateur d'événement public, l'école de Peillac aurait dû passer par un formulaire de déclaration en ligne, qui lui aurait permis de s'acquitter des droits correspondant à l'ensemble de la manifestation pour 60,5 euros." et d'ajouter que "La Sacem précise que 14 838 kermesses et fêtes d'écoles ont été déclarées en 2005", preuve que la déclaration préalable est bien une règle acceptée et connue. L'organisation ajoute "qu'elle ne s'attendait en revanche pas à ce que l'affaire ait un tel retentissement". On tente donc chez la Sacem de relativiser. De transformer l'affaire en non affaire. Le directeur régional a d'ailleurs contacté l'institutrice, tout devrait s'arranger.

Dit comme ça, évidemment ...

Sauf que la Sacem n'est pas franche du collier, surtout dans sa réponse. Car en réalité jamais dans ce pays les écoles primaires n'ont eu à déclarer leur fête de fin d'année. Et très rares sont celles qui le font, bénéficiant jusqu'ici d'une large tolérance.

Il existe en France 36 000 communes, 57200 écoles primaires, qui reçoivent un peu plus de six millions d'enfants (chiffre 2003). Si l'on met ces chiffres en regard des dizaines de milliers de kermesses diverses et variées qui ont lieu chaque année dans les villages, les milliers de spectacles des écoles de musique, les carnavals, les bals (qui doivent en réalité représenter la majorité des déclarations enregistrées par la Sacem) on s'aperçoit assez rapidement que la déclaration à la Sacem n'est certainement pas la règle, mais bien l'exception, particulièrement pour les écoles primaires et maternelles, justement.

Ce qui signifie que, contrairement à ce que voudrait nous faire croire la Sacem, si il y a bien une tradition en France, ce n'est certainement pas celle du paiement des taxes pour chanter "Adieu Monsieur le Professeur", mais celle d'une tolérance historique qui voudrait qu'on laisse les écoles maternelles et primaires - ainsi que leurs kermesses - en paix !

Alors ? Dans la dèche la Sacem ? Excès de zèle d'un correspondant local (qui a mis l'école à l'amende après avoir lu une manchette d'un quotidien local, quel tact ...) ?

A moins que nous ayons là une manifestation supplémentaire des conséquences que produisent la frénésie de règlementation et de régulation des droits numériques qui s'est emparée des pouvoirs publics. Aujourd'hui, même chez la Sacem, on veut que tout le monde passe à la caisse. Et cette mentalité semble en tout cas imprégner les inspecteurs locaux de cette institution. Un vrai progrès de société ...

Heureusement, au milieu de ce désastre moral, il reste encore quelques êtres humains. Tel Hugues Aufray, discret, et qui lui sait bien que son oeuvre est passée à la postérité et sera chantée pendant quelques dizaines d'années sans lui rapporter un sou, dans toutes les écoles de France : il aurait proposé de payer pour l'école menacée. La classe ...

vendredi, 09 juin, 2006

Le courant clair et le génie? Décryptage !

Je rongeais mon frein depuis plusieurs semaines en écoutant la chronique judiciaro-médiatique de l’affaire Clearstream : je ne vais pas revenir dans le détail de cette affaire (chronologie détaillée dans le Monde à cette adresse), mais j’aimerais m’attarder sur un point particulier, qui relève (un peu) de ma spécialité.

Bref rappel : à l’origine de ce scandale, un listing décrivant des références de comptes bancaires, les dits comptes appartenant à des personnalités. Ce listing aurait été récupéré par un mathématicien et informaticien génial (il est notamment titulaire d’un DEA de « probabilité et processus aléatoires »), Imad Lahoud, qui aurait « pénétré » le réseau de la société Clearstream.

Pour mémoire, ce génial informaticien, appointé (disait-il) par la DGSE pour ses talents, « sort de prison, [le 7 octobre 2002] où il vient de purger 108 jours de détention provisoire pour une affaire d'escroquerie. Son frère, Marwann Lahoud, haut dirigeant d'EADS, le met en contact, lors d'un déjeuner le 8 octobre, avec M. Gergorin. Celui-ci le fait recruter chez EADS, en février 2003. Entre-temps, il l'a présenté au général Rondot, qui l'a aussi recommandé à la DGSE. » (lire le Monde). On nous dit ensuite qu’à partir de Juillet 2003, l’informaticien « pénètre le système informatique de Clearstream ». Et que c’est à compter de ce moment que les fournitures de listings se multiplient. Listing qui contiennent des noms de titulaires de comptes de plus en plus inquiétants (ministres, parents de ministres, industriels …).

Fin du rappel !

Nous avons donc, c’est ce qui attire mon attention, un informaticien capable de pénétrer dans le réseau informatique d’une grande chambre de compensation, et d’en extraire de l’information. C’est en tout cas ainsi que nous furent présentés les faits depuis le début de l’affaire.

Et c’est là que moi, je bloque (comme un PC mal embouché) : car pour pénétrer un système informatique bancaire, à ce niveau de l’infrastructure (les logiciels de gestion d’une banque - le back office -, qui eux seuls peuvent fournir des références de comptes), il ne sert absolument à rien d’être un génie. Il faut, nous allons le voir, soit être astucieux, soit être muni d’une grande puissance de calcul. L’explication qui nous était donnée depuis le début sur les fameux listing Clearstream et la méthode qui présida à leur récupération sonnait donc vraiment très faux.

Posons le problème : le réseau informatique d’une entreprise bancaire ou financière est aujourd’hui sécurisé par des systèmes de cryptages à base de clé (le plus souvent dérivant des algorithmes RSA). Ces systèmes de sécurisation sont fiables et déployés par des entreprises sérieuses. En d’autre terme, le seul moyen de les violer (pour intercepter ou extraire des données, par exemple), c’est de trouver cette fameuse clé, qui aujourd’hui atteint parfois une taille de 2048 bits.

On peut dire que dans la plupart des cas, le décodage d’une clé de ce genre se résume à une attaque proche du principe de la force brute. On essaye de découvrir la clé par une factorisation de grands nombres.

Pour information, un bon étudiant de Master Informatique avec option cryptographie connaît la méthode et il n’est nul besoin de « génie de l’informatique » pour cela , il faut surtout une puissance machine phénoménale (c’est un cluster d’ordinateurs qui est généralement mis en action, ). Le dernier record en la matière a été obtenu avec une grappe de 30 processeurs Opterons cadencés à 2,2 Ghtz, qui ont réussi à décoder une clé RSA de 640 bits en … 5 mois (voir le descriptif de la méthode ici) !

On est donc encore bien loin de savoir percer le secret des clés à 1024 ou 2048 bits qui peuvent être en vigueur sur un réseau bancaire. Et avant qu’une institution financière attende tranquillement que vous fassiez joujou pendant cinq mois avec ses codes sans avoir modifié ses clés, vous pouvez toujours vous accrocher ! Il faudrait voir à ne pas prendre les responsable de sécurité des SI des grandes banques pour des canards sauvages : génies, ils ne se proclament pas, mais compétents, assurément ils sont !

En l’état actuel de la recherche sur ce thème, le seul moyen envisagé pour casser ce type de clés dans un délai court est l’ordinateur à bits quantiques (qui intéresse les militaires justement pour ses capacités de décryptage). Lui seul est en mesure de faire fonctionner des algorithmes (celui de Peter Shor d’AT&T), extrêmement performants de factorisation de grands nombres (de nombreux sujets de thèse portent sur ce thème, voir notamment le site du Cnrs ). Mais ce n’est que de la recherche …

Pour la petite histoire, on pourra aussi ajouter que si un génie informatique réussissait par le plus grand des hasards à décrypter une clé de 1024 ou 2048, il n’aurait nul besoin d’aller voler des données dans une entreprise de compensation financière pour se faire de l’argent de poche puisque le RSA offre un prix au génie en question : ça s’appelle le RSA Challenge Number, c’est connu de tous les étudiants et chercheurs informaticiens et mathématiciens (mais aussi des banquiers), et ça rapporterait 100 000 US$ pour une clé de 1024 bits cassée (le double pour une clé de 2048 bits) ! (règlement du concours à cette adresse). On notera aussi qu’un tel génie verrait son avenir doublement assuré par les centaines d’offres d’embauches qu’il ne manquerait pas de recevoir de la part des universités les plus prestigieuses que compte notre planète !

Ajoutons qu’il est bien évident que ce RSA challenge sert de référence à toutes les institutions financières du monde qui s’en servent pour évaluer le degré de vulnérabilité de leurs propres clés.

Donc ? De génie, il ne saurait y avoir et sur ce point, on nous a vraiment pris pour des gogos.

En revanche reste la possibilité de « l’homme du milieu ». Un individu ayant accès aux données de l’entreprise de l’intérieur, sans avoir besoin d’en briser les protections. Signalons perfidement que de ça, il ne fût jamais question dans aucun des articles qui se sont succédés depuis des semaines.

Et bien évidemment, c’est pourtant ce qui s’est produit comme on pouvait s’en douter : un article de Libération d’hier est venu le confirmer. Où l'on découvre ainsi que "Les Cédéroms et autres listings transmis par Jean-Louis Gergorin, ancien vice-président d'EADS, au juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke, en charge de l'affaire des frégates de Taiwan, ne seraient que le fruit d'un simple bidouillage de tableau Excel, à la portée du premier venu". En clair, "l’informaticien de génie" avait un contact (ce qu'on appelle dans le jargon, justement, un "homme du milieu"), Florian Bourges, qui avait audité le système informatique de Clearstream, en tant que consultant du cabinet Arthur Andersen.

Conclusion évidente, qui malheureusement, aurait mérité d’être livrée à la sagacité des lecteurs et auditeurs de tous les médias, depuis le début de l’affaire. Car si il n’y avait pas pénétration de système, il y avait forcément récupération de données internes, qui elles-mêmes avaient pu subir toutes les formes possibles de manipulations (alors qu’une véritable violation de système aurait permis, par exemple aux agents de la DGSE, de visiter eux-même les ordinateurs de Clearstream, et d’en extraire des informations dont la véracité et la qualité auraient été avérées puisque puisées à la source).

On m’objectera qu’un journaliste n’est que rarement un chercheur en mathématiques ou en informatique et qu’il se contente donc de retransmettre l’information qui lui est fournie : j’objecterais qu’une information, ça se vérifie, et qu’il y a suffisamment de laboratoires d’informatique et de mathématiques en France pour y parvenir. Un simple coup de fil à un Maître de Conférence spécialisé aurait suffit pour obtenir les informations que je viens de développer …

Ce qui ne veut pas dire - d'ailleurs - que cette mise au point vous ait mieux informé : il sort en ce moment des livres et des documents tellement édifiants que bien malin celui qui saura la vérité dans toute cette histoire ... Moralité ? Coupez la télé, fermez la radio, et partez à la plage !

Posted by Eric Charton at 14:35.47
Edited on: mardi, 13 juin, 2006 23:20.32
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mardi, 30 mai, 2006

Un milliard d'Internautes !

La société eMarketer affirme dans son dernier rapport que plus d'un milliard d'individus sur notre petite planète utilisent un accès à Internet. eMarketer estime que sur ce milliard d'individus, environ 845 millions utilisent Internet régulièrement. Il apparaît que la région Asie Pacifique est la plus active en matière d'Internet puisque l'estimation d'eMarketer indique que 40% des accès individuels y sont recensés. Mais l'Amérique Latine la talonne de près avec plus de 70% de croissance des abonnements.

 

Selon les estimations de eMarketer, cette année, 250 millions de nouveaux internautes devraient arriver. Le marché US est toujours le plus avancé en terme de nombre de d'accès privés, mais devrait très rapidement ratrappé par les autres pays.

La terre étant peuplée pour le moment de 6 milliards d'habitants, on peut véritablement considérer comme unique dans l'histoire de l'humanité, qu'une technologie ait réussi à s'imposer dans ces proportions (1/6 ème de la population concernée) en une petite dizaine d'années (pour mémoire, il y avait moins de 5% d'internautes au milieu des années 90, en comptant les universités et les organismes publics). Par comparaison, le cablage téléphonique de 90% de la population a mis plus de 100 ans, la diffusion massive du téléphone mobile plus de 30 (le système existe depuis les années 70), la construction des autoroutes plus de 50 ans en france, la diffusion du micro ordinateur a pris une vingtaine d'années, etc, etc ... Etonnant, non?

samedi, 27 mai, 2006

Bruxelles juge insuffisants les investissements des pays de l'UE dans les TIC

Bruxelles juge insuffisants les investissements des pays de l'UE dans les TIC [ZDnet]

La Commission européenne incite les pays membres de l'Union à investir davantage dans les nouvelles technologies de l'information et de la communication. Elles contribuent moins à la productivité européenne aujourd'hui qu'il y a dix ans.

Emmaüs offre une seconde vie aux téléphones portables

Emmaüs offre une seconde vie aux téléphones portables [L'atelier]

Alors que 80% des français sont équipés de téléphones mobiles, le mouvement Emmaüs a décidé d'étendre cette démocratisation aux plus démunis. Le mouvement de l'Abbé Pierre va mettre en place la semaine prochaine, dans toute la France, une collecte des téléphones portables usagés, dont certains seront réparés et remis sur le marché et les autres recyclés. [...]
Mais, cette opération permettra aussi de créer du travail pour des personnes en situation précaire, grâce aux activités de collecte, de tri et de remise en état d'appareils usagés. L'activité mobile pilotée par la Fondation sera en effet prise en charge par des entreprises d'insertion dont le principe est d'employer des personnes en difficulté.

lundi, 22 mai, 2006

Grandes écoles, MBA et universités accroissent leurs formations e-learning

Grandes écoles, MBA et universités accroissent leurs formations e-learning [l'atelier]

Alors que, phénomène qui promet d’être accentué par le DIF, de plus en plus d’actifs veulent reprendre une formation en cours de carrière pour accroître leurs perspectives professionnelles, depuis longtemps, les grandes écoles et universités ont compris l’opportunité de se positionner sur le créneau de la formation continue. En lançant force MBA et autres diplômes de troisième cycle. Le e-learning pourrait accentuer cette tendance. D’autant que, contrairement à nombre d’autres prestataires de services en e-learning, ces grandes écoles et universités peuvent délivrer à la fin de la formation un diplôme universitaire reconnu.
NDEC : un article très bien fait sur cette tendance lourde de la reprise d'études, et sur l'intérêt du online en ce domaine.

vendredi, 19 mai, 2006

C'est l'histoire d'un chauffeur de taxi ...

 

C'est l'histoire d'un chauffeur de taxi (lire la note en fin de news), qui attend une course devant le siège d'une chaîne de télévision. Il tient par commodité une pancarte avec le nom du client - Guy Kewney - qu'il attend. Le client en question est un expert en nouvelles technologies, venu commenter à la télévision la récente victoire de Apple sur la maison de disque des Beatles.

Sur ce, arrive un assistant de la chaîne de télévision (BBC), qui lui aussi vient récupérer l'expert. Reconnaissant le nom sur la pancarte, il croit tenir son homme, et l'embarque illico, avant de lui coller un micro. Notre chauffeur de taxi proteste, dit qu’il y a méprise, mais ceux qui ont côtoyé des assistants de plateau savent à quel point il est difficile de raisonner ces gens (j'ai moi même cherché vainement - il y a longtemps - à faire comprendre à un assistant que non, vraiment non, on ne peut pas supprimer un câble d'alimentation électrique si on veut allumer un écran) …

Bref ! Voici donc notre brave chauffeur de taxi a l'antenne, promu expert, en train de commenter le peer to peer, le téléchargement illégal, avec - ma foi - beaucoup d'aplomb et de bon sens. Evidemment, on le sent impressionné, tendu, évidemment, l'expertise est plutôt celle de Monsieur tout le monde (ce qui déconcerte un peu la journaliste).

Mais il commente notre ami, il a son opinion : "tout le monde cherche le moyen le plus simple de trouver ce qu'il cherche". Ou "vous pouvez allez ou vous voulez, dans des cybercafés, pour télécharger de la musique" ...

Je vous recommande spécialement le début de l'interview où dans un dernier effort, notre chauffeur de taxi-expert tente de prévenir la journaliste - que rien n'arrête - de la méprise. Avant d'abandonner, résigné. C'est l'antenne coco, on est dans l'action :

"Avez vous été surpris par le verdict d'aujourd'hui ? "
"Heu ? I'm very surprised, yes, it's a big surprise"

Je m'en roule encore par terre, vive les chauffeurs de taxi ! (lien ici ). Vous pouvez visiter aussi le site de Guy Kewney, NewsWireless.net, qui lui aussi, rit de l'aventure.

Epilogue le 22 Mai 2006 ! On en sait un peu plus sur Guy Goma, qui nous a démontré magistralement comment il était possible de se faire passer pour un expert en ayant un minimum de sens de la répartie, et suivi un peu l'actualité. Donc, Guy, qui est en train de devenir une star, n'est pas chauffeur de taxi : il était venu passer un entretien d'embauche. Vous trouverez plus de détails ici et avec le tag technorati.

Posted by Eric Charton at 20:15.10
Edited on: samedi, 27 mai, 2006 18:15.27
Categories: Divers et avariés, Peer to peer
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jeudi, 11 mai, 2006

Le SNEP est triste mais optimiste

Le SNEP est triste mais optimiste [ratiatum]

Le Syndicat National de l'Edition Phonographique (SNEP) accuse à nouveau le P2P et ses clients internautes. Le chiffre d'affaires des maisons de disques aurait baissé de 12% au premier trimestre 2006 contre la même période en 2005. Dans le même temps, le syndicat des majors se félicite de l'orientation prise par le Sénat.

vendredi, 21 avril, 2006

Dadvsi: les défenseurs du logiciel libre s'inquiètent des amendements du Sénat

Dadvsi: les défenseurs du logiciel libre s'inquiètent des amendements du Sénat [ZDNET]

Plusieurs associations de promotion du logiciel libre protestent contre des amendements de l'article 7 de la loi Dadvsi proposés par la commission des affaires culturelles du Sénat. Cet article assure notamment l'intéropérabilité des mesures de protection.
[...] Le texte voté par les députés offrait par ailleurs la possibilité de saisine du Tribunal de grande instance par un citoyen souhaitant faire valoir son droit à l'interopérabilité. Le rapporteur du Sénat choisit d'amender le texte en créant une Autorité de régulation des mesures techniques de protection.
Selon l'April «[cette autorité] pourra notamment interdire la publication d'un code source pour peu qu'elle estime que sa publication porte atteinte à l'efficacité ou à l'intégrité d'une mesure technique. Les auteurs de logiciels libres pourraient ne plus avoir le droit de divulguer un simple logiciel lecteur de DVD sous prétexte que ses utilisateurs pourraient exploiter l'oeuvre à des fins illicites. C'est confondre, une nouvelle fois, l'outil et l'usage qui en est fait.»

jeudi, 13 avril, 2006

Les moins influents comptent aussi

Les moins influents comptent aussi [pointblog]

Il était temps que l'on parle enfin d'eux. Pour contrebalancer la double page du Monde consacrée la semaine dernière aux 15 blogueurs les plus influents, le blog heltévico-comique Bon pour ton poil a décidé de parler des 9 blogueurs les moins influents ... (NDEC : Rafraîchissante nouvelle … )

mercredi, 12 avril, 2006

Le téléchargement chez les majors ... c'est parti !

Nous vous l'avions déjà dit dans ces pages : les majors prévoient depuis des mois d'utiliser les réseaux de peer to peer et le streaming pour diffuser leur propre catalogue et devenir - exactement comme des chaînes de télévision - régies de publicité. Le principe est simple : pourquoi perdre du temps à vendre les droits d'une série, voire d'un film, à des chaînes de télévision qui en font un grand profit, quand il serait possible d'atteindre potentiellement des milliards d'utilisateurs (ce qu'aucune chaîne de télé ne sait faire) via Internet ? Le succès de StarWreck aurait fait - dit on - réfléchir les "propriétaires de contenus" (comme on dit) ...

La question n'était donc pas "le feront ils", mais plutôt "qui et quand" ...

AOL et TIME Warner avaient commencés à explorer le concept. C'est maintenant Disney qui entre dans la danse ! Dixit Ratiatum : "en proposant avec sa chaîne ABC des séries gratuites sur Internet, Walt Disney lève encore un tabou, celui de la gratuité. Aux Etats-Unis, l'heure est à la modernité. ABC, la filiale de Walt Disney, ouvrira ainsi le 30 avril un service de vidéo à la demande gratuit financé exclusivement par la publicité.". Le groupe Walt Disney a décidé de frapper fort en diffusant, sur le site ABC, les épisodes de ses séries phares: Lost, Desesperate Housewives, Alias et Commander in Chief. Il s'agit d'un premier test qui devrait durer d'avril à juin. Les épisodes pourront être visionnés par les internautes exclusivement américains (théoriquement) de leur diffusion à la télévision.

Pour l'instant, c'est du streaming ...

Disney en peer to peer, évidemment, ça aurait fait jaser. Seulement le streaming, c'est très cher pas forcément performant, alors que le peer to peer, c'est très efficace, et gratuit (ce sont les internautes qui fournissent chacun des portions de bande passante). Attendez donc encore quelques mois que les majors évaluent le profit potentiellement perdu avec le coût de diffusion induit par le streaming : alors tous les catalogues vont se retrouver sur nos PC, gratuitement, financés par la publicité, et en peer to peer légal, s'il vous plait.

Le plus drôle dans cette histoire, c'est qu'en France, grâce à l'efficace lobying de l'industrie du disque, le tabou est tel qu'on a inscrit noir sur blanc dans un accord interprofessionnel du 20 décembre 2005, valable 12 mois, "l'interdiction de toute offre gratuite d'oeuvres cinématographiques". Mieux, au même moment, la loi DAVSI de RDDV revendique une restriction toujours plus grande des libertés numériques (interdiction de décodage, de déverrouillage, pénalisation de la vente et de la détention de logiciels de copie, de la mise en oeuvre de serveurs peer to peer ... ). Bref, après nous avoir fait plonger dans leurs délires répressifs, les majors se mettent au travail, et récupèrent le marché.

Ca vous étonne ?

Epilogue : si vous entendez l'anglais, allez voir ici : Desesperate Housewives vous est offert par Nissan ... Ah bon ? On peut y accéder depuis la France ? Mais alors, l'accord interprofessionnel "d'interdiction d'oeuvre gratuite et patati et patata", il devient quoi ? Bidon, nada ... RDDV n'était pas prévenu, l'Internet, ça passe les frontières... Et de toute façon, les lois française, les majors Américaines, elles s'en sont toujours tapées. C'était la minute sur l'art de passer pour un imbécile quand on légifère sous influence d'entreprise commerciale, plutôt qu'en écoutant le citoyen...

(note du 13/04: cette news est reprise sur Agoravox avec un débat plutôt animé ...)

Posted by Eric Charton at 10:43.08
Edited on: jeudi, 13 avril, 2006 16:11.27
Categories: Divers et avariés, Peer to peer
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dimanche, 02 avril, 2006

Google efface par accident son blog officiel

Google efface par accident son blog officiel [Le monde Informatique]

Faux pas en série chez Google. Lundi, un employé du pharaonique moteur de recherche aurait, par erreur, effacé le blog officiel de la société ...

lundi, 27 mars, 2006

Prochaine assemblée générale de la fédération France Wireless

Prochaine assemblée générale de la fédération France Wireless [Canard Wi-fi]

La fédération France Wireless, qui regroupe de nombreuses associations Wi-Fi de France, prévoit d'organiser sa prochaine Assemblée Générale le samedi 15 avril 2006 à Albertville. Pour l'instant, Annecy, Marseille, Paris, Montpellier, Nantes, Pomeys, Caen, Strasbourg et Poitiers prévoient de participer à cette réunion.

mercredi, 08 mars, 2006

Bruxelles fixe la feuille de route de la Bibliothèque numérique européenne

Bruxelles fixe la feuille de route de la Bibliothèque numérique européenne [ZDNet]

En 2010, les internautes européens devraient avoir accès à un portail multilingue qui référencera six millions d'ouvrages. C'est l'objectif de la Commission, en charge d'un projet dont le financement reste à déterminer.

Communiqué du Telmi : un congrès consacré à l'intelligence économique

La Chambre Régionale de Commerce et d'Industrie (ARIST) et l'Université de Lille 3 (Master GIDE-PRISME - UFR IDIST) organisent, le Jeudi 30 mars dans les locaux de la Chambre de Commerce de Lille (Salle DESCAMPS - bvd. Carnot), la deuxième édition du Congrès TELMI. Cette édition sera consacrée à l'intelligence économique, et plus spécialement aux outils permettant d'assister voire d'automatiser le processus de veille d'une organisation. La journée débutera par les interventions de M. Alain JUILLET, Haut Responsable chargé de l'Intelligence économique auprès du Premier Ministre et de Mme Dominique VALLÉE, Présidente du GFII (Groupement Français de l'Industrie de l'Information).

Pour le programme et les modalités d'inscription : http://www.telmi.info/telmi06

vendredi, 24 février, 2006

Créez vos pages web avec Google

Créez vos pages web avec Google [SVM]

Si ça c'est pas du web 2.0 ! Avec son Page Creator, Google lance un nouveau service qui vient compléter à merveille la panoplie d'outils qu'il offre gratuitement aux internautes. Toutes les fameuses technologies AJAX du web (Javascript, XML,...) sont mises à contribution pour mettre à la portée de tout un chacun la création de pages web en quelques clics. Superbe.

mercredi, 22 février, 2006

Affaire Tegam: "Guillermito" perd en appel [Zdnet]

Affaire Tegam: "Guillermito" perd en appel

L'éditeur de logiciels Tegam a eu gain de cause. Le jeune français qui avait publié du code de l'antivirus Viguard doit débourser 15.000 euros de dommages et intérêts. Mais la société ayant été liquidée, l'argent ira à ses créanciers.
Voir ces autres nouvelles pour en savoir plus sur guillermito

mercredi, 08 février, 2006

Agathe Euvrard, avocate: «Une personne peut s'opposer à l'utilisation de son nom à des fins publicitaires sur internet»

Agathe Euvrard, avocate: «Une personne peut s'opposer à l'utilisation de son nom à des fins publicitaires sur internet» [ZDNET]

L'UMP avait-il le droit d'acheter, dans le système publicitaire Adwords de Google, des noms de personnalités sans demander leur accord ? Pour Agathe Euvrard, avocate, cette pratique enfreint le droit au nom.
"L'UMP a franchi un nouveau cap dans l'utilisation du service publicitaire Adwords de Google en achetant des mots clés correpondant à des noms de personnalités."

mercredi, 18 janvier, 2006

Open source : le débat est lancé sur les termes de la licence GPL3

Open source : le débat est lancé sur les termes de la licence GPL3 [ZDNET]

La première version de la licence GPL3 est disponible. La Free Software Foundation, qui en supervise la rédaction, appelle la communauté open source à commenter le texte, qui met l'accent sur les problématiques de la DRM et des brevets.
La version 3 propose notamment de réformer le volet consacré aux brevets et gestion numérique des droits (DRM), en incluant notamment :
  • Des clauses qui garantissent que les systèmes de gestion numérique des droits (DRM) ne réduisent pas les libertés en matière de logiciels;
  • La garantie que quiconque redistribue un logiciel régit par la GPL en accorde explicitement les droits;
  • Une clause de représailles pour protéger l'usage de logiciels modifiés.
NDEC : Toutes ces mesures ont pour objectif de rénover la licence GPL, et surtout de lui donner un cadre pour poursuivre les entreprises qui abusent du logiciel libre pour en tirer profit.
Posted by Eric Charton at 19:11.01
Edited on: lundi, 23 janvier, 2006 19:55.07
Categories: Divers et avariés
Commentaires: |

mardi, 17 janvier, 2006

Combien d'internautes dans dix ans?

Combien d'internautes dans dix ans? [ZDnet]

En 2016, le nombre d'internautes dans le monde devrait dépasser les trois milliards, soit trois fois plus qu'aujourd'hui, a estimé Louis Naugès, président fondateur du cabinet de conseil informatique parisien Microcost.

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