vendredi, 15 septembre, 2006
Les écrivains ne sont pas tous des héritiers de Hugo ou Balzac ...
Vivre de sa plume signifie-t-il que vous êtes un auteur ? Les "vrais" écrivain sont-ils des permanents de l'écriture ou ont-ils besoin d'un job à côté ? Et être membre (ou sociétaire ) de la SGDL fait-il de vous automatiquement un héritier moral de Hugo ou de Balzac? Des questions que j'aime bien me poser (et parfois aussi à mes éditeurs, ce qui me vaut quelques tracas).
D'ailleurs je ne suis pas le seul : un ouvrage remarquable de Bernard Lahire, "La condition littéraire", explore lui aussi ce sujet brûlant (information trouvée sur le blog d'écrivain de Sébastien Bailly) et répond à cette question en une seule phrase : "La singularité des « écrivains » apparaît clairement quand on sait qu’ils sont dans leur grande majorité contraints à vivre du revenu d’activités extra-littéraires".
Tiens, tiens ... c'est ce que je disais, déjà dans ce post intitulé "le marché du livre s'essouffle". Dans cette note, je remarquais notamment que si "il y a encore deux siècles, le concept de droit des auteurs existait à peine (c'est d'ailleurs pour ce motif que fût créée la SGDL): c’est bien souvent la fonction occupée par le créateur dans la cité, ou les subsides de son mécène qui assuraient l'essentiel de son revenu, non la vente de son oeuvre.". Et j'ajoutais, en prenant acte, que "les auteurs bénévoles des meilleurs sites webs documentaires sont souvent eux aussi des spécialistes mais rémunérés par ailleurs dans l'exercice de leur métier".
Pourquoi cette remarque à contre courant, qui, à première vue, scie la branche sur laquelle je suis assis (étant moi même l'un des rares auteurs professionnels français vivant exclusivement de leur plume, depuis un peu moins d'une dizaine d'années) ? Par ce que je constatais - avec dépit - que mon métier devenait de plus en plus difficile à exercer, non par tarissement de la source financière très convenable qu'il représente (je crois que nous sommes moins de 1000, selon les statistiques des AGESSA, à gagner plus du SMIC en écrivant, et seulement 1, 4% des auteurs enregistrés vivraient exclusivement de leur plume), mais plutôt en observant qu'être auteur professionnel, aujourd'hui, se résumait malheureusement le plus souvent à enchaîner la rédaction de livres, mois après mois.
Produire, produire, toujours produire, plutôt qu'écrire est la règle que s'impose (et impose aux auteurs) depuis quelques temps le marché du livre, avec une conséquence : « le monde de l’édition est la seule industrie [répondant] à l’érosion des [ventes] de ses produits par une multiplication de ses produits » « Une course sans fin qui essouffle les meilleurs marathoniens de l’édition ».(Marianne 01/2006).
Que dit Bernard Lahire dans son livre des conséquences de ces pratiques sur les auteurs ? Que "Ceux qui sont la raison d’être de l’univers littéraire sont [...] paradoxalement les moins «professionnels» au sens où ils ne sont généralement pas en mesure de vivre de leur création. Ce ne sont d’ailleurs pas eux que l’on appelle les « professionnels du livre ». Et pour ajouter encore au paradoxe, ce ne sont pas ceux qui sont au sommet de leur art ou qui sont littérairement les plus innovants qui ont le plus de chance de vivre de ce qu’ils écrivent, mais ceux qui pratiquent une forme ou une autre de «littérature industrielle »".
Je suis totalement d'accord avec ce point de vue - si il n'est pas pour autant réduit au poncif simpliste "écrivain technique, machine commerciale" contre "romancier maudit". Je connais des romanciers médiocres, des essayistes scientifiques fascinants, des écrivains techniques innovants. Ecrire sur les sciences et les techniques, ou réaliser des scénarios de CD-Rom, est bien un art qui tient toute sa place dans notre société, quand il répond à l'un des besoins essentiels et structurants de l'humanité: transmettre des connaissances, faire progresser. C'est donc bien auteur ou écrivain - sans honte -que je fais inscrire sur mon passeport (accessoirement aussi, par ce que c'est la loi, sur ma feuille d'impôts !).
Mais ce qui est frappant dans le livre de Bernard Lahire, c'est l'introduction du concept de "littérature industrielle". Celle qui répond au impératifs exclusivement mercantiles de la chaîne de fabrication et de distribution du livre et dont je faisais état dans ma nouvelle du 17 Janvier.
Mais qu'est ce que cette littérature industrielle? Quelle est sa forme?
Comment la produit-on ?
Pour vous éclairer, je dirais que c'est, par
exemple, un éditeur (phénomène vécu par mézigue), qui vous demande
d'écrire "un livre par mois" si vous souhaitez continuer à "assurer vos
droits d'auteur". Que c'est accepter d'écrire une dizaine de livres de
300 pages par an (bien que Frédéric
Dard - qui est une exception - réalisait cette "prouesse") pour
maintenir sa "part du marché".
Que c'est écrire sous
contrat (on pourrait dire "sur objectifs", on disait jadis sur
"commande"), même quand on n'a aucune idée et rien (ou si peu) à dire
(NDEC:
vous aurez tous ici remarqué une belle anaphore grammaticale que
j'aurais pu transformer aisément en anaphore réthorique, juste pour vous
montrer qu'un auteur technique peut aussi connaitre les figures de
style. Mais je disgresse ... )
Ces formes de "rédactions sous contraintes", absolument omniprésentes dans le monde de l'édition technique et scientifique, sont devenues pour quelques auteurs incompatibles avec l'exercice de leur métier. Comment considérer ces rythmes d'écriture imposés comme compatibles avec un désir minimal de qualité, particulièrement dans mon univers d'écriture? Certains auteurs ne s'embarrassent pas de tels scrupules. Ils produisent. Comment font ils ? Eux - surhommes - seraient capables d'évaluer, tester, synthétiser des connaissances technologiques, rédiger, relire, améliorer, structurer des dizaines de chapitres et 300 000 caractères (voire beaucoup plus) parfois en un mois ? Imaginez vous qu'écrire en 30 jours 300 pages représente 10 pages de 1000 signes par jour, sans pause, sans week end, alors que ce métier est envahissant, épuisant, soit possible ? Et il reste ensuite à concevoir les index, à préparer illustrations: essayez, rien qu'une journée, vous m'en direz des nouvelles !
Ne vous laissez pas abuser par les 54 références de livres de ma bibliographie sur Fnac.com (75 chez Amazon !) : je n'ai jamais écrit plus de 4 livres par an, soit 3 mois minimum pour rédiger un petit ouvrage (100 pages) de qualité, fruit d'une enquête suffisante. L'immense majorité de mes références sont en réalité de simples numéros ISBN suite à des rééditions d'ouvrages (Hackers Guide, par exemple doit être à 6 ou 7 éditions différentes, le Poche Gravure de CD, à lui tout seul, doit en représenter une quinzaine, et je ne compte pas les innombrables éditions de mes livres sur la gravure, qui me firent d'ailleurs écorcher par des journalistes de la presse micro d'un incisif "Trop, c'est trop").
Il m'est aussi souvent arrivé de passer plus de 6 mois sur un livre (le Campus Flash par exemple), et de n'écrire que deux nouveaux ouvrages dans l'année. Au total, entre 2000 et 2007, je ne pense pas avoir écrit plus d'une vingtaine d'ouvrages originaux (moins de trois par an), et c'est déjà - à mon goût - presque trop. J'ai aussi écrit de nombreux livres en y consacrant beaucoup de temps (Généalogie, Web TV, Overclocking , ActionScript), tout en sachant dès le début que jamais de tels ouvrages - sans "marché" comme on dit - ne me rémunéreraient pas plus qu'un petit RMI (en tenant compte du temps passé à les écrire). Je dois d'ailleurs à la bienveillance de mon éditeur la possibilité (aujourd'hui perdue) d'avoir été en mesure de publier ces ouvrages "peu porteurs" (les multinationales sont plus généreuses qu'on ne le croit ... quand le marché est florissant).
Non, vraiment, la voie de l'usine telle qu'elle est justement décrite par Bernard Lahire n'a jamais été mon "truc". J'aime vivre de mon métier d'auteur, mais je peux tout aussi bien - pour assurer ma subsistance économique - pratiquer d'autres métiers. Je l'ai déjà fait. Mon premier livre écrit en 1986 m'avait permis de vivre un an (et de créer une startup spécialisée dans l'imagerie informatique, déjà, j'avais deux métiers). Après, plus rien pendant 10 ans ! Depuis quelques mois, j'écris moins, mais mieux. Et je ne m'en porte pas plus mal, même si je dois, comme le décrit si bien Bernard Lahire (repris dans ce blog), "préférer [dans l'écriture] la notion de jeu" et "pratiquer la littérature comme un loisir". Je suis de ces auteurs "qui sont pris au jeu", dont je fais "le moteur premier de [mon] existence tout en conservant [si nécessaire] une activité rémunérée". Et ça me plait bien !
vendredi, 01 septembre, 2006
Les dégâts collatéraux de la loi DAVDSI
J’en ai parlé parfois, je m’en suis gaussé, souvent (surtout de son promoteur, le ministre Renaud Donnedieu de Vabres). Ce que je n’avais pas dit jusqu’ici, c’est que la loi DADVSI qui fera date dans l’histoire de la liberté d’expression, a des conséquences importantes sur mon métier d’auteur.
Rappel : cette loi, vient transposer une directive Européenne n°2001-29 du 22 mai 2001 relative à l'harmonisation de certains aspects du droit d'auteur et des droits voisins dans la société de l'information. Cette directive est déjà appliquée en Allemagne, depuis plusieurs années, où elle a provoqué la disparition d’un certain nombre de logiciels (CloneCD, qui a émigré en Suisse) et d'ouvrages spécialisés. Ce texte – après un débat passionné (Le premier ministre, Dominique de Villepin, ayant déclaré l'urgence sur le texte, il n'y eut qu'une seule lecture à l'Assemblée nationale puis au Sénat) - a été voté en dernière lecture par le Sénat le 30 juin dernier. Il est entré en vigueur début Août, dès sa publication au JO le 3 Août 2006.
Il fait donc autorité, et je suis en mesure de vous donner aujourd'hui - en tant que témoin directement concerné - un bref panorama des grandes avancées qu'il procure à notre société. Une société, soit dit en passant qui sacrifie progressivement ses droits et prérogatives à des multinationales. Car cette loi, pour un auteur tel que moi (et quelques autres), est aussi un dispositif de censure au profit de quelques entreprises du média. Une censure qui s'applique, ici, et maintenant : démonstration par l'exemple.
Commençons par le peer to peer.
La nouvelle loi (Article 21) sanctionne tout personne ayant mis "à la disposition du public [ou communiqué] au public, sciemment et sous quelque forme que ce soit, un logiciel manifestement destiné à la mise à disposition du public non autorisée d'oeuvres ou d'objets protégés" (la cible initiale était donc les éditeurs et leurs logiciels de peer-to-peer) d'une peine de trois ans d'emprisonnement et de 300.000 euros d'amende (cette peine étant multipliée par cinq lorsque l'infraction est commise par une personne morale). Le fait de promouvoir ce type de logiciel est sanctionné par la même peine grâce à l'alinéa 2 qui ajoute que (vaut même peine ): "D'inciter sciemment, y compris à travers une annonce publicitaire, à l'usage d'un logiciel mentionné au 1". Notons que ces deux dispositions ont été déclarées non conformes par la décision du Conseil constitutionnel n° 2006-540 DC du 27 juillet 2006, mais que cette censure de la loi rend à priori (voire le blog de maître Eolas sur le sujet) sous certains angles, la loi encore plus dure (Maître Eolas dit carrément "hardcore").
En pratique (et faute de précision juridique sur la façon dont s'appliqueront ces articles), ceci signifie potentiellement que l'ouvrage DivX, Kazaa, Nero et les autres, qui décrit tous les logiciels de peer to peer (et donc en assure la promotion) est aujourd'hui illégal. Le droit d'expression des co-auteurs de ce livre, est l'objet d'une exception qui prend la forme d'une censure. Vous avez bien lu, deux journalistes, qui ne font que décrire un sujet sont aujourd'hui en France passibles de 3 ans de prison ! C'est inédit dans notre pays depuis, je pense, une cinquantaine d'années. Ne nous précipitons pas, le Conseil Constitutionnel rend pour le moment - par sa censure - ce passage obscur. Nous attendrons donc pour voir ce que sera le destin de cet ouvrage en particulier. De toute façon, rassurez Renaud DDV, il y a pire ...
Mort de mes ouvrages sur la gravure ...
Se reposant sur les anciennes dispositions législatives, et notamment sur la loi Lang, la totalité de mes ouvrages sur la gravure de CD (il y en a une bonne dizaine, dont un Campus, et quelques livres sur des logiciels tels Nero et Easy CD) vous expliquaient comment contourner des protections pour créer vos copies de sécurité (parfaitement légales jusqu'ici). J'ai déjà expliqué à de nombreuses reprises que je n'encourage pas la copie pirate, et que pour ma part je ne possède que des logiciels originaux. Mais j'ai aussi précisé qu'avec des logiciels de jeux à 50 euros (Age Of Empire, pour lequel mon fils de 12 ans économise péniblement à chaque nouvelle sortie), les DVD Vidéo à 30 euros, il était, dans certains foyers, impératif de réaliser une copie de sauvegarde ne serait-ce que pour préserver l'investissement conséquent porté sur l'original. J'ai même proposé à de nombreuses reprises, et dans plusieurs tribunes, que la copie privée soit interdite en échange d'un engagement de la part des éditeurs ou des majors du média, d'une offre de remplacement du médium original (CD ou DVD rayé par exemple) à vie.
La loi de "Super Renaud DDV" en a voulu autrement : aujourd'hui, l'article 22 de sa loi punit (lourdement) le contenu de la totalité de mes livres sur la gravure qui expliquent comment contourner une mesure de sécurité. Florilège:
« II. - Est puni de six mois d'emprisonnement et de 30 000 EUR
d'amende le fait de procurer ou proposer sciemment à autrui, directement
ou indirectement, des moyens conçus ou spécialement adaptés pour porter
atteinte à une mesure technique efficace telle que définie à l'article
L. 331-5, par l'un des procédés suivants :
« 1° En
fabriquant ou en important une application technologique, un dispositif
ou un composant, à des fins autres que la recherche ;
«
2° En détenant en vue de la vente, du prêt ou de la location, en offrant
à ces mêmes fins ou en mettant à disposition du public sous quelque
forme que ce soit une application technologique, un dispositif ou un
composant ;
« 3° En fournissant un service à cette fin ;
«
4° En incitant à l'usage ou en commandant, concevant, organisant,
reproduisant, distribuant ou diffusant une publicité en faveur de l'un
des procédés visés aux 1° à 3°.
Tous les CD de mes ouvrages présentent des versions de démonstration d'outils sanctionnés par les alinéas 1,2, à minima, éventuellement 3 et 4. Le simple fait de décrire le module "CD et DVD Copie" de Nero (partie intégrante du logiciel) ou de CloneCD est considéré comme une infraction au nouvel article L. 335-3-1 qui dit ceci:
« Art. L. 335-3-1. - I. - Est puni de 3 750 EUR d'amende le fait de porter atteinte sciemment, à des fins autres que la recherche, à une mesure technique efficace telle que définie à l'article L. 331-5, afin d'altérer la protection d'une oeuvre par un décodage, un décryptage ou toute autre intervention personnelle destinée à contourner, neutraliser ou supprimer un mécanisme de protection ou de contrôle, lorsque cette atteinte est réalisée par d'autres moyens que l'utilisation d'une application technologique, d'un dispositif ou d'un composant existant mentionné au II."
A ce jour, ces deux dispositions législatives de la loi DAVDSI (qui sont - je l'espère - non rétroactives) me font risquer - si je réédite mes ouvrages sans les amputer de plus de la moitié de leur contenu - une amende, et de la prison ferme.
J'ai seulement le droit - depuis le 3 Août - de vous expliquer comment on grave un CD de données (contenant par exemple des textes Word), mais tout le reste, ou presque, est interdit (vous expliquer par exemple comment transférer un CD-DA original sous forme de séquences MP3 sur un CD vierge ou vers votre lecteur MP3, est aujourd'hui interdit, en partant du principe qu'une partie des CD Audio originaux sont protégés contre la copie !). Le contenu de ce livre sur Nero est interdit. Le contenu de ce livre de référence - le Campus gravure - très technique, présent dans une bonne centaine de bibliothèques universitaires et scolaires - est lui aussi interdit. Vous avez dit autodafée ?
Fin du Hackers Guide et des ouvrages sur la sécurité des SI
Et ce n'est pas fini ! Tous les ouvrages sur la sécurité des SI avec un contenu pratique (c'est le cas des miens, mais aussi de ceux de Micro Application par exemple) tombent aujourd'hui sous le coup de cette merveilleuse loi. Le principe même du reverse ingéniering, qui est au coeur de la formation à la sécurité, ou de la simulation d'intrusion (qui précisons le, est la méthode utilisée pour enseigner les matières relatives à la sécurité des SI dans les écoles d'ingénieurs ou les masters spécialisés) est bani.
Grâce à l'article 23 de la loi DADVSI qui fait insérer ces lignes dans le Code de la Propriété Intellectuelle :
« Art. L. 335-4-1. - I. - Est puni de 3 750 EUR d'amende le fait de porter atteinte sciemment, à des fins autres que la recherche, à une mesure technique efficace telle que définie à l'article L. 331-5, afin d'altérer la protection d'une interprétation, d'un phonogramme, d'un vidéogramme ou d'un programme par un décodage, un décryptage ou toute autre intervention personnelle destinée à contourner, neutraliser ou supprimer un mécanisme de protection ou de contrôle, lorsque cette atteinte est réalisée par d'autres moyens que l'utilisation d'une application technologique, d'un dispositif ou d'un composant existant mentionné au II.
Et oui, cet article parle de "programme", ce qui signifie que toute utilisation d'un programme en vue de décoder les actions d'un autre programme (ou par extension, ses mots de passe) est interdite. Les outils présentés dans le Hackers Guide pour récupérer le mot de passe d'un fichier Word ou Excel sont aujourd'hui interdits. Pour information, toujours, le Hackers Guide doit être présent dans plusieurs dizaines de bibliothèques universitaires ! Faudra t-il expurger les rayons de ces vénérables institutions de ma prose subversive ?
Et maintenant ? La jungle !
La loi DADVSI ne touche pas que les écrits. Un site comme Ratiatum par exemple, va devoir expurger de ses pages une bonne part de ses contenus qui promeuvent le peer to peer (fussent-ils légaux, pour télécharger des vidéos libres de droit, par exemple). Un père de famille détenteur d'un accès à Internet va devoir s'assurer que son réseau wi-fi domestique n'est pas utilisé pour accéder au peer to peer ou à des sites favorisant l'accès au peer to peer. En vertu de quoi ? De cet article (un peu obscur et fourre tout, d'ailleurs) :
« Art. L. 335-12. - Le titulaire d'un accès à des services de communication au public en ligne doit veiller à ce que cet accès ne soit pas utilisé à des fins de reproduction ou de représentation d'oeuvres de l'esprit sans l'autorisation des titulaires des droits prévus aux livres Ier et II, lorsqu'elle est requise, en mettant en oeuvre les moyens de sécurisation qui lui sont proposés par le fournisseur de cet accès en application du premier alinéa du I de l'article 6 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique. »
Epilogue
Voilà donc ce qu'est finalement cette loi DAVDSI. Toutes les peines pour les utilisateurs - qui devaient être allégées en contrepartie de l'acceptation de cette loi - ont été durcies par le Conseil Constitutionnel. Finalement, une vaste partie de notre liberté d'expression a disparu et le droit à la copie privée avec elle... ça, ce n'est pas drôle du tout. Pour ce qui me concerne, j'avoue que l'écriture d'ouvrages devient beaucoup moins amusante. Se contenter d'écrire des guides pratiques sur les logiciels de bureautique n'a jamais été mon "truc".
La seule façon de continuer à expérimenter et tester des nouvelles technologies dans un cadre légal, sera - éventuellement - la recherche en laboratoire, heureusement épargnée par la loi. Pour les utilisateurs d'ordinateurs, les lecteurs, vous, moi, il va falloir se rabattre sur l'Internet underground qui bien évidemment, va continuer à fournir des quatre coins de la planète, toute l'information nécessaire...
Bienvenue dans le monde merveilleux de la "société commerciale de l'information" et de la prohibition de "l'information"...
Edited on: samedi, 09 septembre, 2006 18:38.04
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Tout nouveau tout beau : Campus Flash 8
Certains l'auront remarqué, cette année, je publie peu ! Mais quand même encore, de temps en temps : le petit dernier (façon de parler), c'est le gros "Campus Flash 8" qui vient de sortir, qui succède à l'ancien Campus Flash MX 2004.
"Le Campus Flash 8 est un ouvrage exhaustif sur le logiciel d'animations interactives de Macromedia. Divisé en cinq parties correspondant à plusieurs niveaux de compétences et de besoins d'apprentissage il s'adresse aux novices comme aux initiés aux professionnels de la création numérique comme aux programmeurs.
Vous découvrirez ensuite les composants V2 et vous apprendrez à les manipuler grâce à de nombreux exemples pratiques. La compatibilité du moteur de Flash 8 avec XML vous permettra de créer des applications à la fois esthétiques et sophistiquées de récupération de données sur le Web.
Toutes les nouveautés de la version 8 vous seront présentées : les effets professionnels (ombre portée flou biseau et réglage des couleurs etc.) Flash Mobile (applications Flash pour téléphones mobiles) le nouveau codec vidéo On2 VP6 (qui comprend une fonction de traitement par lot pour encoder plusieurs fichiers vidéo à la fois) les canaux alpha… révolutionnaires ! Et d'autres innovations qui font de cette version une mise à jour importante dans les domaines de l'expressivité de la prise en charge des textes et de la vidéo.
Au terme de votre apprentissage vous pourrez enfin publier vos œuvres. L'optimisation la production la préproduction et la résolution de problèmes sont très largement traitées."
Disponible ici ... et ailleurs
Edited on: vendredi, 01 septembre, 2006 13:11.23
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mercredi, 30 août, 2006
Acer galère, et Rueducommerce pas cher et pas clair ...
Je ne résiste jamais au plaisir de partager avec vous quelques informations consuméristes sur les produits que mes proches ou moi utilisons. Avec parfois, au delà de l’intérêt informatif, des réactions intéressantes des entreprises pointées du doigt (tel que Wengo il y a quelques semaines). Aujourd’hui, j’aimerais vous faire partager l’incroyable expérience que nous vivons avec des ordinateurs portables Acer, ainsi que leur fournisseur, la société RueDucommerce.
Posons le décor ! Nous avons, ma compagne et moi, acheté en décembre 2005 deux portables, exactement identiques (afin de pouvoir interchanger ces machines – qui sont utilisées pour des recherches informatiques et mathématiques - en cas d’urgence). Malheureusement, l’un des portables est manifestement mal né, et souffre de quelques problèmes de santé : ses charnières se détruisent (défauts de fabrications qui prennent la forme de fissures), et depuis quelques jours les fonctions heuristiques (enfin je pense qu’elles sont heuristiques … ) qui détectent et anticipent les pannes de disque dur se sont mises en actions.
En un mot, cette machine démarre en affirmant qu’elle va prochainement être très malade que son disque dur va s'autodétruire comme dans MI (c'est assez marrant d'ailleurs d'imaginer que Tom Cruse aussi s'est autodétruit, mais je disgresse), ce qui assez angoissant. D’autant plus angoissant si l’on considère ces petites charnières toutes fissurées qui peuvent lâcher à tout moment et entraîner l’écran dans un écrasement pitoyable. Bref : décomposition avancée en moins d’un an, on peut dire que le portable ACER est quand même assez douteux.
Passons, positivons, appelons l’extraordinaire service après vente de Rueducommerce. Pas facile à trouver, déjà. Chez Rueducommerce, on aime bien vendre, pas trop réparer ? De toute façon, après que le numéro surtaxé a été appelé, Rueducommerce n’a strictement rien à faire du portable en question : c’est le sav d’ACER qui se charge de tout. Donc la prochaine fois, on achètera le portable chez ACER ? A moins qu’on prenne un DELL puisque dans ce cas, le vendeur est aussi le réparateur ! On exprime notre surprise, voire notre mécontentement, surtout quand on s’aperçoit que ACER et son SAV sont injoignables. Rueducommerce s’en tape et le dit sans gant. On soupçonne le lièvre, on flaire la galère...
Et là, on se documente, et on s’aperçoit qu’ACER et ses portables sont très connus dans les forums : d'ailleurs, ce qui est dit sur le destin de ces machines quand elles passent par le SAV est tellement gros que ça tient parfois du gag ! Ainsi, on nous dit ici qu'un ordinateur avec option de maintenance complémentaire reste 1 mois et demi en SAV, que son écran revient abimé. Chez ACER, il semble qu'on aime bien garder les portables des clients pour les bousiller : ici encore, un utilisateur semble à la peine pour récupérer sa machine. Sur ciao, vous trouverez aussi une douzaine de commentaires dépités sur des mésaventures survenues avec ce SAV d'ACER (100% de clients mécontents, il faut quand même le faire). En fouillant encore, on trouve même un blog entièrement dévolu au sujet ! Le pompon est remporté haut la main par ce pauvre revendeur qui nous raconte comment "au retour d'un portable [de SAV], il ouvre le carton, et découvre que la machine est englobée de mousse polyuréthane ...." ! On en rirait presque ...
On est donc bien loin des communiqués délirants de la marque qui affirmait sans rire lors d'une table ronde avec de nombreux journalistes que "Côté SAV, Acer France consacre les deux tiers de son effectif à ce service qui comportera 40 personnes en 2006. Aujourd'hui, la situation en matière de SAV s'est beaucoup améliorée. Une équipe dédiée disposant de 1 200 mètres carrés lui est consacré. Un client pourra même être alerté par SMS du suivi de son dossier.". Ce monument de mauvaise foi est suivi - encore - d'une série de commentaires de propriétaires d'ordinateurs ACER désabusés tel celui ci qui affirme : "un écran Acer de notre parc tombe en panne [...]. [Nous le retournons]. Ils nous le renvoient réparé, mais démonté, et oublient d'y joindre les vis (spéciales, il s'entend)."
En conclusions : si vous êtes assez fou pour penser qu'Acer ne tombe jamais en panne et que vous n'aurez jamais besoin de cette chose gluante et incompétente qu'ACER intitule un SAV, achetez un Acer. Sinon, n'achetez jamais de machine de cette marque. Accessoirement, fuyez aussi les sites de VPC tels que Rueducommerce qui diffusent ces produits en connaissant parfaitement leurs défauts.
J'ai inventé un proverbe pour clore le sujet : "Portable transmis au SAV, par Acer sera détruit sans pitiée" (9 et 10 pieds, j'ai raté l'Alexandrin de peu).
Edited on: samedi, 09 septembre, 2006 18:15.20
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mardi, 29 août, 2006
I'm back ...
De retour de vacances, après une virée en moto : d'Avignon à Conques (pour admirer les vitraux de Soulages qui ne m'ont malheureusement pas fait vibrer comme je l'espérais). Une belle promenade, qui passe par des gorges (Tarn, vallée du Lot), des montages (Mont Lozère). Bref, promenade sympa ! J'ai plein de choses à vous dire, restez en ligne !
Edited on: samedi, 09 septembre, 2006 18:03.49
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jeudi, 20 juillet, 2006
Bon aniversaire (en retard)
Figurez vous que ce blog a 2 ans depuis le 2 juillet ! J'ai raté ça : la première nouvelle était une annonce sortie de bouquin (voir ici)... Et normalement, le livre en question devrait être diffusé dans sa nouvelle édition sous peu. Etonnant non ? Non ? Bon ok ...
dimanche, 21 mai, 2006
Quelques stats ...
Quelques stats sur ce le site www.echarton.com après un peu moins de deux ans d'activités :
-
vous êtes en moyenne 900 à le visiter chaque jour
- le record de visites a été battu en mars 2006 avec plus de 1300 visites quotidiennes (variation de trafic annuelle tout à fait classique)
- la page que vous préférez (grosse surprise) est le flux rss du blog (9% des demandes) !
- vous utilisez majoritairement Firefox (47% en moyenne, et plus de 60% en mai): c'est très bien !
Quelques remarques intéressantes pour les auteurs de blogs:
Ces
stats réalisées d'après les logs avec Urchin diffèrent considérablement
(dans des proportions qu'on peut même qualifier d'inquiétantes) de
celles produites par XITI. Ceci est essentiellement du à la longueur des
pages des blogs qui - manifestement - empêchent une bonne part du
comptage par les tiers-évaluateurs tels que Xiti. Par ailleurs, il est
intéressant de constater que les pages les plus célèbres des blogs sont
les flux rss qu'il convient donc absolument de mesurer : ici encore, les
tiers mesureurs sont souvent en délicatesse ...
Conclusion : merci au 133186 visiteurs depuis le début de l'année, qui
ont consulté 498146 pages. Revenez quand vous voulez !
Edited on: vendredi, 26 mai, 2006 20:03.19
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vendredi, 19 mai, 2006
Des nouvelles de mes nouvelles
En train de mettre la dernière touche à un projet de reconnaissance faciale avec mixtures de Gaussiennes (!) pour l’université d’Avignon, je manque cruellement de temps pour vous donner des nouvelles (et de mes nouvelles).
Dès la semaine prochaine, retour sur le blog !
mardi, 21 mars, 2006
Sans commentaire ...
Iup Génie Informatique et Mathématique, Agroparc, Avignon, ce matin ...
Edited on: lundi, 27 mars, 2006 16:25.07
Categories: Actualité auteur
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mardi, 17 janvier, 2006
Le marché du livre s'essoufle ...
C'est une information donnée par Marianne ce mois ci dans un très bon dossier intitulé « Marasme dans l’édition, à qui la faute ? ». Tout ce qui arrive aux éditeurs « papier » y est clairement expliqué et décrit, et les mécanismes qui ont conduit à cette situation aussi : multiplication des titres (un sujet qui marche est recopié à l’infini), importance excessive donnée aux phénomènes marketing (Dan Brown et autres, développement de la BD), durée de vie trop brève des ouvrages (3 mois en moyenne) qui empêche les livres à cycles long d’émerger, refus des libraires de commander à nouveau des ouvrages demandés par les lecteurs (on les comprend : ils « font » la trésorerie des éditeurs avec de mauvais livres depuis des mois) ;
Le constat de Marianne est terrible : « le monde de l’édition est la seule industrie qui répond à l’érosion des [ventes] de ses produits par une multiplication de ses produits ». « Une course sans fin qui essouffle les meilleurs marathoniens de l’édition », j’ajouterais ‘et leurs auteurs’ qui ne peuvent que très difficilement travailler sur le fond et sur la qualité de leurs ouvrages.
Il ne manque à cet inventaire féroce (mais néanmoins vrai) qu’une seule observation : le rôle joué par Internet dans la baisse du marché du livre encyclopédique, scientifique, technique ou pratique. Car – bien évidemment – échaudés par des livres "produits", très inégaux, vendus chers, les lecteurs – on les comprend – se reportent en masse sur les sites Internet pour obtenir l'information qui leur manque. D’autant plus lorsque celle-ci est non seulement de qualité, mais en plus gratuite.
Terrifiant pour un auteur professionnel non ?
Qui croira réellement que le marché des encyclopédies papier va demeurer longtemps la vache à lait des éditeurs, quand Wikipédia (vaste, exhaustif et gratuit) est évalué dans une étude de la revue Nature comme étant d’un haut niveau de qualité, proche de celui de la vénérable Britannica (sur des articles pris au hasard, 4 erreurs « sérieuses » rencontrées dans chacune des deux encyclopédies). Et maintenant, Wikipédia se lance dans les dictionnaires !
Pour le moment, l’édition maintient ses marges grâce à la bonne santé du livre jeunesse et de la BD ( même Gallimard s’y met). Et pourtant, ces catégories d'ouvrages elles aussi subissent les assaut du net : on voit maintenant affichées des BD en ligne (Le Photographe sur le Monde), ou échangées via les réseaux Peer to Peer (une activité en plein essort). Chaque tome d'Harry Potter est désormais numérisé et diffusé sur Internet quelques heures après sa sortie papier. Même de ce côté, les profits risquent donc aussi de ne pas durer …
L’édition papier est-elle mourante ? Il faut se le demander : l’irruption de la technologie chamboule depuis toujours nos habitudes (les moines copistes n’ont guère du apprécier l’arrivée de l'imprimerie de Gutenberg … ). Il faut donc réfléchir dès maintenant à de nouveaux modèles numériques de diffusion de la connaissance, mais aussi considérer que la rémunération des auteurs de contenus va devenir de plus en plus délicate.
A moins que ces derniers aussi ne disparaissent ? Car l'un des aspects essentiels du modèle économique de Wikipédia – citée plus haut – la contribution bénévole. Idem pour bien d’autres sites didactiques sur l’informatique, les langages, l’astrophysique et tant d’autres sujets. ! On voit en quelque sorte émerger en ce moment l'open source de l'écriture ...
Il y a encore deux siècles, le concept de droit des auteurs existait à peine : c’est bien souvent la fonction occupée par le créateur dans la cité, ou les subsides de son mécène qui assurait l'essentiel de son revenu, non la vente de son oeuvre. Les auteurs bénévoles des meilleurs sites webs documentaires sont souvent eux aussi des spécialistes mais rémunérés par ailleurs dans l'exercice de leur métier.
Serions-nous alors en train de revenir à cette forme « indirecte » de rémunération du contenu et de l'écriture, c'est à dire financée par le travail ou la subvention et non plus par le droit d'auteur ? Affaire à suivre !
dimanche, 15 janvier, 2006
Des nouvelles ...
Voilà : le blog est réactivé après un petit mois de silence. Le silence, c'est bien aussi, parfois, non ? C'est aussi très pratique quand on a un projet de recherche à terminer ! Je publierai ici rapidement quelques uns des papiers que j'ai pu écrire récemment sur des sujets aussi divers que la biométrie (le projet en question), la vie privée et les données personnelles (travail très fructueux fait avec des amis d'un club de réflexion d'Avignon).
A suivre donc !
Edited on: lundi, 23 janvier, 2006 19:42.13
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dimanche, 25 décembre, 2005
Je suis toujours là ...
Non ! Je n'ai pas oublié ce blog ...
Je suis juste très occupé dans d'autres activités (mais je n'oublie pas mes lecteurs et vous pouvez toujours m'écrire).
Retour sur le blog prévu en Janvier (après le ski) !
Joyeuses fêtes !!!
E.C
Edited on: jeudi, 05 janvier, 2006 17:10.00
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mardi, 13 septembre, 2005
Very buzy
Les notes s'espacent au profit de reprises de news ... Désolé mais j'ai un planning vraiment chargé en ce moment. Ecriture en cours, et remise a niveau de compétences (à l'Université d'Avignon). Les mails de lecteurs sont traités tout à fait normalement (sauf ceux du type "Comment hacker un routeur Cisco, d'avance merci", dont j'ai encore reçu un exemplaire cette semaine ! Pour être franc, je ne sais pas précisément comment hacker ce genre de routeur sans avoir sa référence, et pour tout dire, je n'en voit guère l'utilité).
Bon surf !
Edited on: mardi, 13 septembre, 2005 15:49.16
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mardi, 06 septembre, 2005
Ca blog sur Europe 2
Radio Blog sur Europe 2 s'occupe de l'actualité du blog, avec des chroniques de Loïc Le Meur : je présente ce blog à l'antenne dans quelques minutes. Si vous voulez écouter, vous pouvez directement utiliser le site de la station, où que vous soyez dans le monde.
A tout de suite !
Note : 21h44 - voilà, c'est fait, bienvenue aux auditeurs d'Europe 2 !
Edited on: mardi, 06 septembre, 2005 22:17.50
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lundi, 29 août, 2005
Je suis en ligne sur gOOGLE tALK !
Après vous avoir présenté Google Talk, il me semblait important de l'expérimenter pour vous le décrire plus en détail. Verdict ? Bluffant ! Léger à télécharger, à peine quelques minutes, rapide à installer, et surtout configuré instantanément, ce logiciel de dialogue proposé par Google est à la fois simple est performant.
Dès que l'outil est lancé, il vous suffit d'indiquer votre adresse e.mail G.Mail pour être instantanément en ligne. Vos correspondants - eux aussi munis de Google Talk - (ou d'un client compatible puisque ce logiciel est basé sur un protocole open source) peuvent vous inviter à discuter via votre compte G.Mail.
Vous pouvez "chatter" c'est à dire écrire des phrases avec votre clavier, mais aussi utiliser la fonction vocale qui est d'une qualité audio a couper le souffle. Comparée – d’ailleurs - avec la Wengobox qui m’équipe actuellement, ou à ma défunte Livebox, c’est sans appel : la voix IP avec Google Talk, pour le moment, est ce qui se fait de mieux ! Il n’y a en revanche pas de vidéo pour l’instant, mais il se murmure que très rapidement, Google Talk pourrait s’ouvrir vers la téléphonie IP et autoriser l’appel vers des téléphones fixes ou mobiles.
Prenant acte de ce concept intéressant, et bien plus souple à mettre en œuvre que MSN Messenger ou Yahoo Messenger, quelques personnalités commencent à proposer un lien vers leur compte Google Talk. C’est le cas de Loïc Le Meur, par exemple, qui en fait état dans cette nouvelle.
Pour ce qui me concerne, j’avais déjà expérimenté une proposition similaire avec Yahoo Messenger, que j’avais du abandonner : l’idée d’offrir à des lecteurs la capacité de dialoguer directement et en temps réel avec l’auteur d’un ouvrage me paraissait sympathique, mais la mise en œuvre de Yahoo Messenger sur mon PC avait été absolument catastrophique (logiciel envahissant incapable de cohabiter avec MSN que j'utilisais déjà, outil difficile à configurer, sans cesse sujet à des pannes, gros diffuseur de pubs en tout genre, et surtout, très intrusif, comme je l’explique dans mon ouvrage sur les spywares).
Je vais donc à nouveau retenter l’opération avec Google Talk. Dès aujourd’hui, vous pouvez me contacter sur le compte Google Talk charton.eric(at)gmail.com.
Evidemment, le problème, c’est que pour me parler avec ce logiciel, il vous faut un compte gmail, auxquel il est subordonné. Et manque de chance, gmail ne reçoit toujours de nouveaux membres que sur invitation. Donc ? Je vous invite aussi ! Vous trouverez ci dessous une dizaine d’invitations (je peux théoriquement inviter une centaine d'internautes, donc si ces liens sont déjà utilisés, vous pouvez encore me demander quelques autres invitations- utilisez le formulaire de la section contact ou encore la zone de commentaires de cette nouvelle).
A terme, la simplicité de l’outil me laisse imaginer qu’un petit logo « google talk » devrait apparaître sur la plupart des blogs et sites personnels. Nous pourrons ainsi considérer qu’Internet et les blogs ont définitivement détrôné les anciens moyens de communication que sont le téléphone fixe et le courrier ou les médias classiques. Pas de doute, le paysage du média et de la communication est en train de changer !
Invitations Gmail
http://mail.google.com/mail/a-392b0c261d-ee4e87be3d-489ebea7a9
http://mail.google.com/mail/a-392b0c261d-08c034622a-5d9946d422
http://mail.google.com/mail/a-392b0c261d-6425dae9d6-fa966a1179
http://mail.google.com/mail/a-392b0c261d-c3b81a5d4a-2cf445b4d8
http://mail.google.com/mail/a-392b0c261d-5bfef27bed-7be48b1f38
http://mail.google.com/mail/a-392b0c261d-c0b2f3fed6-209e8dbca4
http://mail.google.com/mail/a-392b0c261d-98e644c7cb-9e53d930c0
http://mail.google.com/mail/a-392b0c261d-5f88b98356-628e886f08
http://mail.google.com/mail/a-392b0c261d-7f474de384-c3f94ca726
A bientôt sur Google Talk !
Categories: Actualité auteur, Actualité produits, VoixIp
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lundi, 08 août, 2005
Vacances terminées ...
Vacances au large de la Côte d'Azur terminées, avec quelques messages sympathiques de lecteurs à mon retour. Florilège :
"Etes-vous LE Eric CHARTON qui était en terminale A5 au lycée honoré de Balzac en 1972 ?"
Réponse : non, à cette époque, j'étais à l'école primaire de la Celle Saint Cloud (78), en CE1, désolé !
"Nous sommes au regret de vous annoncer que votre site "Technoblog" n'a pas été accepté dans notre annuaire WebGratuit.com."
Dur, dur, aujourd'hui, le référencement ... Tant pis, on fera avec (pour info, webgr@tuit est l'oeuvre - revendue depuis - de l'auteur de ce blog, ) !
"je veux juste vous remercier pour l'humour pince sans-rire toujours présent dans toutes vos publications..."
Merci, merci !
Pour moi, retour au travail, mais bonnes vacances à tous !
Edited on: mardi, 09 août, 2005 16:02.41
Categories: Actualité auteur, Divers et avariés
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mercredi, 13 juillet, 2005
Kit Campus Spyware et virus
La fiche descriptive est ici
Il
sera disponible physiquement à compter du 15 Juillet ! Bientôt sur ce
site, les bonnes feuilles.
Categories: Actualité auteur, Parutions d'ouvrages
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samedi, 09 juillet, 2005
Le Kit Campus Spyware et virus est sorti !
Depuis quelques mois les PC du monde entier subissent une attaque virale sans précédent de centaines de millions de spywares virus et troyens. Ces derniers contournent les protections les plus perfectionnées et mettent les antivirus en déroute. Comment se protéger face à des entreprises capables de concevoir de tels « logiciels malicieux » diffusés par e-mails pages Webs piégées fichiers MP3 et WMA ou encore réseaux peer-to-peer ? Notre constat est sans appel : l’antivirus ne suffit plus !
Dans cet ouvrage vous apprendrez à activer et configurer les dispositifs de sécurité de Windows conserver un système et des logiciels protégés mettre en œuvre des antivirus et des antispywares pour éradiquer toute forme d’infection et aussi utiliser des outils et services de protection complémentaires tels que les gestionnaires de cookies et les pare-feu.
Grâce au Kit Campus Spywares et virus Edition DeLuxe vous allez :
Découvrir les faiblesses du système Windows et de ses logiciels et
comprendre comment supprimer ces failles de sécurité.
Etudier
les types d’infections virales modernes (spywares troyens virus cookies
traceurs etc.) et leur mode de propagation.
Découvrir les entreprises
et les groupes qui infectent vos machines et comprendre leur but :
compagnies publicitaires fournisseurs de logiciels de peer-to-peer
agences privées de lutte contre les réseaux d’échange de fichier.
Apprendre
que les réseaux d’échanges de fichiers et les fournisseurs de logiciels
pour ces réseaux sont largement impliqués dans la propagation des
spywares et de virus.
Apprendre par quels moyens les spywares et les
chevaux de Troie infectent votre PC et comment les éradiquer.
Découvrir
et utiliser les logiciels antispywares et de protection de votre vie
privée les plus modernes fournis sur le CD-ROM.
Offert ! Un CD-ROM contenant des ressources complémentaires et de nombreux logiciels antispywares ainsi que des logiciels anticookies ou de protection de votre PC (Zone Alarm).
Vous pouvez le voir ici
Categories: Actualité auteur, Parutions d'ouvrages
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mercredi, 29 juin, 2005
Patience ...
Suis occupé pendant quelques jours (le Festival d'Avignon se prépare), je manque de temps pour publier de nouvelles informations. De retour bientôt !
mardi, 14 juin, 2005
Je déménage ...
Occupé ces derniers jours à déménager ... Le rythme de publication sur ce blog reprend un cours normal ! Les courriers de lecteurs sont en cours de traitement, réponses envoyées dans la journée. Merci pour votre patience.
Note : aujourd'hui, 8 jours sans cigarettes. Vous aussi ? Alors bon courage !
Edited on: mardi, 14 juin, 2005 11:14.46
Categories: Actualité auteur
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vendredi, 27 mai, 2005
Connaissez vous le BookCrossing ?
Qu’est-ce que le BookCrossing ? C’est un grand club de lecture traversant le temps et l'espace, ne connaissant aucune limite géographique. Le but des membres de ce club est transformer le monde en bibliothèque ! Sur le site bookcrossing.com vous trouverez des dizaines de milliers de livres. Pour chacun d'eux, sera ajoutée une critique, des notations, des recommandations. Car voilà le principe génial de ce site :
- Lisez un livre
- Enregistrez le (avec vos commentaires) et obtenez un code BCID unique (BookCrossing ID), puis collez-lui une étiquette avec ce numéro
- Relâchez le livre afin que quelqu’un le lise (donnez-le à un ami, laissez-le sur un banc public, dans un parc, faites-en don à une œuvre de bienfaisance, « oubliez-le » dans un café…).
- Si quelqu'un trouve le livre et qu'il signale sa récupération sur le site de bookcrossing, il devient possible de le suivre dans ses pérégrinations dans le monde entier.
J'ai quelques uns de mes ouvrages qui circulent ainsi en Italie, en France ou au Royaume Unis : il est très amusant pour un auteur de suivre grâce à ce site, la vie de ses ouvrages. "Gravure de CD" en Italien se balade en Toscane, un autre exemplaire en Français visite la Lombardie. Un lecteur découvre "Upgrading your PC" près de Norwich. Et puis ces propriétaires éphémères laissent leur avis, il y a là une autre forme d'échange.
Bref, une idée originale (pas toute neuve, mais toujours avant gardiste) qui associe lecture, liberté et technologie et qui mériterait d'être mieux connue.
Edited on: vendredi, 27 mai, 2005 9:48.40
Categories: Actualité auteur, Divers et avariés
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mercredi, 18 mai, 2005
Agoravox ou le blog citoyen.
J'ai été invité (j'en suis très touché) à participer au "bêta test" d'un nouveau blog, AgoraVox qui se veut l'une des premières initiatives européennes de "journalisme citoyen" à grande échelle. L'ambition de ce site (bien né) est de favoriser l'émergence d'une nouvelle forme d'expression indépendante. AgoraVox a été lancé à l’initiative de la société Cybion. Cybion est une société anonyme indépendante créée par Carlo Revelli et Joël de Rosnay, dont le capital appartient majoritairement aux fondateurs et qui n’est liée à aucun grand groupe industriel ou financier.
Je vous invite à visiter ce petit nouveau prometteur. Vous y retrouverez quelques unes des news de ce blog !
Edited on: mercredi, 18 mai, 2005 20:16.10
Categories: Actualité auteur, Internet,blogs, etc ...
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mercredi, 04 mai, 2005
On en parle toujours ...
Présentation de Weblogs sur le site de Thingamablogs !
Un petit mot paru à propos de mon ouvrage Weblogs de sur le site de l'auteur de Thingamablogs , logiciel Open Source, livré en standard sur le CD de mon ouvrage, et qui fait par ailleurs l'objet d'une description dans une partie entière (à l'heure actuelle, c'est le seul ouvrage qui développe autant d'explications sur le logiciel Thingamablogs).
Vous pouvez consulter cette nouvelle ici. Merci à Bob (que je ne connais malheureusement pas encore, n'ayant pas eu le temps de le contacter pendant la rédaction de l'ouvrage), pour cette mention !
Ailleurs ...
Weblogs est également affiché sur ce site
Si vous aussi vous parlez de mes ouvrages, n'hésitez pas à laisser un commentaire sur cette nouvelle. Les précédentes mentions de mes ouvrages sont répertoriées sur cette nouvelle du 24 avril, ainsi que dans la rubrique Actualité Auteur.
Edited on: lundi, 09 mai, 2005 20:34.28
Categories: Actualité auteur
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dimanche, 24 avril, 2005
On en parle
Loïc Le Meur est l’un des promoteurs les plus actifs des blogs en France à travers sa propre publication, et pour le compte de la société SixApart qui fournit Typepad. Il est très sympathique et s’intéresse avec beaucoup de convivialité à tout ce qui tourne autour de la blogosphère (avec une nette préférence pour Typepad, ce qui se comprend …)
Je lui ai fait parvenir un exemplaire de Weblogs, et il présente désormais cet ouvrage dans sa rubrique « je lis et j’ai lu ». Merci !
Son blog est a cette adresse
Edited on: mercredi, 04 mai, 2005 10:22.24
Categories: Actualité auteur
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mardi, 12 avril, 2005
On en parle encore ...
Sur Pointblog, l'un de mes blogs préféré, une nouvelle sur mon dernier ouvrage Weblogs.
Référencé aussi, ce même ouvrage sur les blogs, chez la Librairie Mollat à Bordeaux. Une des plus belles que je connaisse, à l'ancienne, gigantesque. pure merveille.
Un autre article sur le même ouvrage, mais plus classique sur codesource.com
C'est tout pour aujourd'hui, mais merci à eux !
Edited on: mercredi, 04 mai, 2005 10:21.27
Categories: Actualité auteur
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