vendredi, 08 octobre, 2004

Vive les procès, à bas les pirates !

Enfin, nous allons avoir en France de vrais procès, avec de vrais pirates (le 8 Octobre 2004).
Ca y est, des plaintes (50) ont été déposées contre des infirmières, des cuisiniers, des employés, des chômeurs. Grâce à l'action valorisante et intelligente de l'industrie du disque et des ses syndicats, nous pourrons bientôt compter sur une sévère rééducation de ces abominables délinquants qui ont téléchargés en peer to peer.

Nous espérons vivement que le chômeur se verra infliger les 300 000 euros d'amendes prévus par la loi. Nous souhaitons ardament que les employés seront punis de trois ans de prison (ce qui permettra au chomeur de trouver un emploi, et de rembourser sa dette).

Nous sommes persuadés que l'industrie du disque gagnera beaucoup dans cette croisade. D'ailleurs, Pascal Nègre d'Universal Music France a bien compris les enjeux : "Vous voulez la plus belle discothèque du monde, chacun a ses rêves : il y a des filles qui veulent 153 diamants mais elles ne peuvent pas se les payer et n'en ont aucun».

Il a bien raison, car comme chacun le sait, le diamant peut être copié depuis toujours par tout un chacun, comme la musique. On sait aussi que le diamant à toujours été montré dans les bals musettes, comme la musique y est jouée, et d'ailleurs, une taxe Diadem (à la place de Sacem) est prélevée pour indemniser les propriétaires du diamant de cette exhibition.

Comparer un fichier MP3 de mauvaise qualité, encadré par tout un système de taxation destiné à rémunérer l'auteur de l'oeuvre, à un Diamant, on aura vraiment tout vu! Comparez les daubes musicales que nous sert Universal à des diamants, c'est encore mieux ! Comment voulez vous que des industriels aussi niais puisse vraiment comprendre les enjeux ?

Notre ouvrage sur le Peer to Peer est achevé : et face à tant de médiocrité, nous sommes aujourd'hui encore plus heureux de vous le présenter !

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