jeudi, 27 juillet, 2006
Ratiatum menacé par Médiamétrie pour contrefaçon [ratiatum]
Ratiatum menacé par Médiamétrie pour contrefaçon [ratiatum]
Amis de la presse soyez prévenus, Médiamétrie n'aime pas que l'on cite ses communiqués de presse ! Dans une tentative de commercialiser les exceptions au droit d'auteur, le spécialiste de l'audience demande à Ratiatum de retirer certains contenus.
Nouvelle de Ratiatum tout à fait édifiante, qui nous apprend qu'une suite de nouvelle reprenant des citations de communiqués de presse serait, selon Médiamétrie, une contrefaçon de base de donnée! On franchit encore un cran avec cette histoire, en direction d'une civilisation du droit d'auteur absolu et omnipotent. A quand la bible sous copyright du Vatican ? Les droits d'impression des pièces de Molière revendiquées par ses descendants ?
Edited on: jeudi, 27 juillet, 2006 18:37.38
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L'égo de Ségo, c'est pas rigolo ...
Aujourd'hui, un entarteur passe devant un tribunal correctionnel pour "violence avec préméditation n'ayant pas entraîné d'interruption temporaire du travail" sur la personne de Ségolène Royal. Il risque quand même pour son action patissière, une peine de prison ...
A ma connaissance, c'est la première fois qu'un entarté poursuit ainsi son bourreau. Le nouvel observateur rappelle que "Nicolas Sarkozy n'avait pas déposé de plainte à la suite de son entartage de même que [Bill Gates] l'homme le plus riche du monde". Ce dernier s'était contenté de licencier son responsable de la sécurité (ce qui semble plus logique). Je ne crois pas non plus que BHL (entarté 7 fois au cri de « Entartons, entartons les pompeux cornichons ») par Noël Godin ait poursuivi son "agresseur" (il lui a mis quelques baffes quand même, mais nous dirons que c'est de bonne guerre) ...
Ce qui est amusant, c'est que les photos (nombreuses) de cet entartage n'ont pas été reprises par les agences de presse, à la demande du staff de la "vicitime". Ce qui démontre simultanément le niveau d'humour que peut avoir un (ou une) candidat(e) à la présidentielle, et surtout, le degré d'obéissance de certains organes d'informations envers les responsable des relations publiques des politiques en question. On ajoutera que - sur le plan de la communication - il y a ici comme un parfum d'erreur de stratégie: la plainte - et le procès qui en découle - remettent sous les feux de la rampe une affaire dont les oposants à la candidate vont évidemment faire leurs choux gras...
Il y a peine deux élections, nous n'aurions probablement pas pu bénéficier de ce spectacle qui aurait été censuré avec succès et efficacité. Le procès lui même aurait été soigneusement relégué dans la rubrique "points et couture" de la plupart des publications. Heureusement, la technologie est là (gnark !). Aujourd'hui, grâce à Internet et à sa mosaïque de publications individuelles, cette nouvelle est tellement reprise en ligne qu'aucun quotidien ne peut négliger son traitement.
D'ailleurs, si vous voulez voir la vidéo de l'entartage, c'est ici, si vous souhaitez entarter à votre tour et en Flash, c'est là.
Vive Internet, vive les blogs !
Note du 28 Août 2006 (retour de Vacances) : cet article a été repris par Agoravox et a reçu un nombre astronomique de commentaires (une centaine à ce jour). Rien à ajouter aux commentaires en question (après tout, chacun exprime ce qu'il souhaite - insulte comprise, c'est le principe même d'Agoravox) sauf pour ce qui concerne la mise en cause du travail fait sur cet article : premièrement, cet article a été écrit le matin du jour du procès puis repris le 3 Août par Agoravox. C'est le mode de fonctionnement de cette publication, qui a voulu ce délais. Mon angle ne concernait donc pas le contenu du verdict, je n'avais donc pas à rectifier mon papier suite à la publication de ce dernier, comme l'ont demandés certains intervenants. Toutes les informations contenues dans l'article étaient vérifiées et sont encore vérifiables: qu'elles plaisent ou non à tel ou tel "groupie politique" ne me concerne pas.
Edited on: mercredi, 30 août, 2006 18:53.55
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vendredi, 21 juillet, 2006
Les moments de solitude ...
Vous avez peut être vu les hilarantes publicités des moments de solitude conçues pour SFR (sinon, allez ici et cliquez sur films).
Vous ne connaissez peut être pas la pub cachée, qui est reprise ici et qui était durant un temps disponible sur le site officiel. Un peu gras, mais il faut bien rire un peu en attendant le dégel ...
Techniques de hacking Wi-Fi
Techniques de hacking Wi-Fi [Canard Wi-fi]
Un bon récapitulatif des techniques de hacking sur les réseaux sans fil Wi-Fi est disponible en ligne. Prabhaker Mateti, professeur de l'université de l'état de Wright (Ohio, Etats-Unis) a compilé un grand nombre de techniques bien expliquées dans une petite page HTML. Idéal pour avoir...
Le grand méchant Sacem veut faire payer les enfants
Clubic a allumé un bel incendie avec sa nouvelle "La Sacem réclame 75 euros à une école du Morbihan" tirée du quotidien Ouest France.
Les faits sont simples : "les élèves ont entonné, sans autorisation, une chanson protégée par le droit d'auteur lors d'une fête de fin d'année". La chanson en question fait quasiment partie du patrimoine public : "Adieu monsieur le professeur" d'Hugues Aufray. Pas pour tout le monde. Deux semaines plus tard, la directrice de l'école reçoit une lettre de la Sacem l'informant que son établissement doit s'acquitter d'une facture de 75 euros. Le courrier accuse sans détour l'école de Peillac d'avoir utilisé des oeuvres musicales sans avoir demandé l'autorisation de le faire et affirme (sans rire) que l'acte s'apparente à un délit de contrefaçon. Suivent les habituelles menaces de procédure judiciaire ... Menacer des bambins (10 ans maximum), et leur institutrice des affres des tribunaux pour "contrefaçon d'Hugues Aufray", il fallait le faire ...
Evidemment, la nouvelle enflamme le web, et la Sacem se retrouve un peu coinçée aux entournures par la tournure prise par ce glorieux fait d'arme juridique. Et l'organisme de prendre contact avec Clubic pour tenter de limiter un peu la mauvaise image donnée.
Selon les termes du courrier de la Sacem reçu par Clubic, il est précisé "Comme tout organisateur d'événement public, l'école de Peillac aurait dû passer par un formulaire de déclaration en ligne, qui lui aurait permis de s'acquitter des droits correspondant à l'ensemble de la manifestation pour 60,5 euros." et d'ajouter que "La Sacem précise que 14 838 kermesses et fêtes d'écoles ont été déclarées en 2005", preuve que la déclaration préalable est bien une règle acceptée et connue. L'organisation ajoute "qu'elle ne s'attendait en revanche pas à ce que l'affaire ait un tel retentissement". On tente donc chez la Sacem de relativiser. De transformer l'affaire en non affaire. Le directeur régional a d'ailleurs contacté l'institutrice, tout devrait s'arranger.
Dit comme ça, évidemment ...
Sauf que la Sacem n'est pas franche du collier, surtout dans sa réponse. Car en réalité jamais dans ce pays les écoles primaires n'ont eu à déclarer leur fête de fin d'année. Et très rares sont celles qui le font, bénéficiant jusqu'ici d'une large tolérance.
Il existe en France 36 000 communes, 57200 écoles primaires, qui reçoivent un peu plus de six millions d'enfants (chiffre 2003). Si l'on met ces chiffres en regard des dizaines de milliers de kermesses diverses et variées qui ont lieu chaque année dans les villages, les milliers de spectacles des écoles de musique, les carnavals, les bals (qui doivent en réalité représenter la majorité des déclarations enregistrées par la Sacem) on s'aperçoit assez rapidement que la déclaration à la Sacem n'est certainement pas la règle, mais bien l'exception, particulièrement pour les écoles primaires et maternelles, justement.
Ce qui signifie que, contrairement à ce que voudrait nous faire croire la Sacem, si il y a bien une tradition en France, ce n'est certainement pas celle du paiement des taxes pour chanter "Adieu Monsieur le Professeur", mais celle d'une tolérance historique qui voudrait qu'on laisse les écoles maternelles et primaires - ainsi que leurs kermesses - en paix !
Alors ? Dans la dèche la Sacem ? Excès de zèle d'un correspondant local (qui a mis l'école à l'amende après avoir lu une manchette d'un quotidien local, quel tact ...) ?
A moins que nous ayons là une manifestation supplémentaire des conséquences que produisent la frénésie de règlementation et de régulation des droits numériques qui s'est emparée des pouvoirs publics. Aujourd'hui, même chez la Sacem, on veut que tout le monde passe à la caisse. Et cette mentalité semble en tout cas imprégner les inspecteurs locaux de cette institution. Un vrai progrès de société ...
Heureusement, au milieu de ce désastre moral, il reste encore quelques êtres humains. Tel Hugues Aufray, discret, et qui lui sait bien que son oeuvre est passée à la postérité et sera chantée pendant quelques dizaines d'années sans lui rapporter un sou, dans toutes les écoles de France : il aurait proposé de payer pour l'école menacée. La classe ...
jeudi, 20 juillet, 2006
Bon aniversaire (en retard)
Figurez vous que ce blog a 2 ans depuis le 2 juillet ! J'ai raté ça : la première nouvelle était une annonce sortie de bouquin (voir ici)... Et normalement, le livre en question devrait être diffusé dans sa nouvelle édition sous peu. Etonnant non ? Non ? Bon ok ...




