La vie monotone du chercheur …
Apr 1st, 2008 by Eric
De nombreuses occupations scientifiques ces 4 dernières semaines m’ont tenu éloigné de ce blog. Réorganisation et réforme obligent, on parle beaucoup des chercheur, du CNRS, et des laboratoires en ce moment. Il m’a semblé amusant de vous décrire quelques unes des activités de ces derniers jours.
D’abord, présence à Lyon aux JADT 2008 pour présenter un travail de recherche sur la génération automatique de texte. Quid ? Un thème de recherche passionnant dont la finalité est de produire de manière automatique, avec des ordinateurs, un texte intelligible. Un comble pour un ancien journaliste-auteur que de travailler sur ce sujet, non ?
Les applications sont très nombreuses, et j’aurai l’occasion d’y revenir sur ce blog. Je vous signale d’ailleurs l’existence du site Charabia.net, très amusant, qui permet de produire automatiquement des textes en partant de graphes.
Je signale pour l’anecdote que l’un des axes de recherche périphérique de la génération automatique de texte peut être l’extraction d’information. J’ai modestement apporté ma contribution à un article sur ce sujet présenté lors de la conférence ESAIR ce week-end.

Et puis nous avons participé ce mois ci, avec un groupe de chercheurs junior du laboratoire informatique dont je suis membre, au Défi Deft 2008. Nous avions déjà participé à ce challenge en 2007 (voir cette note).
L’idée du Défi scientifique est de confronter les recherches de plusieurs équipes lors d’une tâche réalisée en aveugle, puis de classer ces équipes selon les résultats obtenus. Cette démarche permet de mesurer dans des conditions les plus équitables possibles les résultats réels d’une technologie. L’an passé, nous cherchions à détecter une opinion dans un texte, cette année, il s’agissait de classer des documents issus de Le Monde et de Wikipedia par genre et catégorie (par exemple “sport”, ou “art”). Je reviendrai plus en détail sur ce défi prochainement.
C’est tout ? Non, il eut aussi pendant ces dernières semaines des occupations (à plein temps) sur la plateforme biométrique sur laquelle je travaille (Mistral, projet ANR) … et deux ou trois autres “petites” activités !
Et qu’on ne me dise plus, après tout cela, que la vie du chercheur est de tout repos !




