Les enfants de Darwin
Jan 21st, 2008 by Eric
J’ai lu cette semaine (entre deux descentes enflammées sur la géniale neige de Risoul) les enfants de Darwin. Ce livre est la suite de L’échelle de Darwin. On y rencontre des jeunes mutants caractérisés par d’extraordinaires capacités d’empathie et de socialisation ainsi que des taches mobiles sur le visage exprimant leurs émotions. Pourchassés, regroupés dans des « écoles» qui sont en fait des camps, ils sont menacés d’extermination par les plus violents des extrémistes.
Mais certains parents des Shevites (par ce que nés de l’action du virus SHEVA), n’ont pas baissé les bras, ils les cachent, les protègent jusque dans les camps. Même s’ils ne comprennent pas ces enfants qui sont les leurs et qui ne leur ressemblent pas.

Après avoir raconté l’éprouvante apparition du virus SHEVA aux Etats-Unis -et la naissance des premiers enfants mutants- dans “L’Echelle de Darwin”, [prix Nebula 2000], Greg BEAR imagine comment, onze ans, plus tard le pays tout entier a sombré à ses pires instincts de protection face à l’inconnu. Il nous explique aussi comment, avec des références scientifiques appuyées, les virus ces créatures qui n’en sont pas réellement (un brin d’ADN dans un coque qui se sert des celulles pour évoluer et se reproduires), sont peut être les véritables acteurs de l’évolution (ce que de plus en plus de chercheurs semblent affirmer). Un oeil avisé sur ces virus qui seraient les maîtres du monde, discrets, présents avant l’homme, et qui lui survivront probablement.
Né en 1951, Gregory Dale Bear commence très tôt à écrire, puisqu’il propose ses premiers textes en 1964. Sa première nouvelle Destroyers, est publiée en 1967 dans un magazine. Il triche sur son âge et prétend être majeur pour pouvoir être publié. En 1968, il retourne en Californie à l’Université de San Diego d’où il sort diplômé en 1973. Après quelques années de passage à vide, il publie en 1985 son roman Éon qui est un succès immédiat. La sortie trois ans plus tard d’Éternité le consacre comme l’un des grands de la science-fiction.
Greg Bear a aussi été journaliste, dessinateur pour des magazines de science-fiction, libraire et conseiller technique pour quelques séries télévisées. Il a été consultant pour plusieurs grandes compagnies, parmi lesquelles Microsoft pour la première version de la Xbox [lire sa fiche wikipedia]
L’intrigue et l’idée des Enfants de Darwin sont passionnantes, bien qu’on puisse regretter que la fin laisse le destin de ces enfants étonnants en suspens, à dessein . Une suite serait elle en gestation ?




