Le trou noir
Nov 3rd, 2007 by Eric
On trouve en ce moment, au hasard des promos et DVD à quelques euros, des vieilleries qu’on cherchait parfois depuis des années. C’est le cas avec cette édition du Trou Noir de chez Disney, que j’ai croisé par hasard à 10 euros, et que je me suis empressé d’acquérir !

L’histoire est originale: alors que le navire Palamino effectue une mission spatiale de reconnaissance, une alarme se déclenche. Les ordinateurs de bord ont détecté une présence sur la route du vaisseau. Cette chose non référencée sur les cartes stellaires n’est autre qu’un trou noir… En s’en approchant, l’équipage découvre qu’un vaisseau spatial stationne à proximité. Ce vaisseau, le Cygnus, est un navire d’exploration américain disparu depuis 20 et ans sur lequel officiait le père du Docteur Kate McCrae, présente dans l’équipage du Palamino. Au prix d’une manœuvre périlleuse et aidé par le robot V.I.N.C.E.N.T (honteusement pompé sur R2D2, en plus niais), le Palomino s’arrime finalement au vaisseau fantôme. En y pénétrant, l’équipage est désarmé puis conduit jusqu’au centre névralgique du vaisseau où siège le Dr.Reinhart, assisté de Maximilien, un robot rouge antipathique. Peu à peu, le Cygnus du Docteur va dévoiler tous ses mystères .
Il me semble que ce film - bien que visuellement un peu désuet, au même titre que THX de Lucas, par exemple - est un un jalon important de l’histoire de la science fiction. Vars la fin des années 70, la compagnie aux grandes oreilles avait deçidé de surfer sur la vague du space opera, grisée par le succès de Star Wars. Disney se lancera ainsi dans plusieurs projets de sf audacieux, tels que Tron (premier film entièrement réalisé en images de synthèse) ou ce “Black hole”, bien fini (pour l’époque), et surtout, au scénario franchement “gore” pour un Disney (je n’en dis pas plus, mais l’histoire de l’équipage est digne d’un Alien).

L’histoire emprunte beaucoup au Vingt Mille Lieues sous les mers des mêmes studios Disney (Nautilus/Cygnus et Nemo/Dr Reinhart). Les magnifiques décors du Cygnus valent le détour. On regrettera que la fin soit baclée et que la vision tant attendue du voyage dans le trou noir soit limitée à une simple vision onirique du bien et du mal.
Pour se consoler de ce “demi raté” on pourra se laisser séduire par le livre, qui par le jeu du luxe de détails surpasse le film. L’édition ci-dessous, version Hachette, est assez ébouriffante pour une littérature jeunesse siglée Disney (pour ma part, j’ai eu la version J’ai Lu).

Ce livre est l’œuvre d’un auteur méconnu en france, et pourtant pivot dans l’univers de la littérature de science fiction. Alan Dean Foster (son site est très intéressant, à cette adresse). Il est né en 1947 à New York est écrivain et scénariste.
Sa particularité est d’être un spécialiste de la “novélisation”, c’est à dire le passage d’un scénario de film en édition livresque. C’est certes un peu moins noble que l’écriture, mais chez lui, c’est souvent remarquablement bien fait, comme dans le cas du Trou Noir.
On lui doit notamment les novélisations des trois premiers Alien. Il est aussi officieusement l’auteur de la novélisation de l’épisode IV de la saga Star Wars et a participé au scénario du premier film de Star Trek. C’est également l’auteur de la version écrite de StarMan (un très beau film). Il écrit aussi sous le pseudonyme de James Lawson.





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