THX 11-38 : film culte !
Aug 28th, 2007 by Eric
J’ai vu ces derniers jours un film remarquable et peu connu, pourtant essentiel dans le genre anticipation puisqu’il sagit du premier réalisé par Georges Lucas (auteur et réalisateur de la saga Star Wars) et produit, excusez du peu, par Coppola lui même !

Dans une société souterraine du futur, les hommes vivent sous sédatifs, socialement brimés par un pouvoir totalitaire et invisible. Sous l’impulsion de sa compagne LUH 34-17, qui le prive de ses rations obligatoires de sédatifs, l’ouvrier THX 11-38 transgresse les règles. Car dans cette société, il suffit que les corps se rapprochent, se frôlent pour que l’alerte soit donnée. L’érotisme est un crime et tout contrevenant peut être condamné à mort par un tribunal. Banît, THX 11-38 est torturé et décide de s’enfuir. Aidé d’un ancien cadre déchu et d’un étrange hologramme, il s’enfuit et part à la recherche de sa belle.
Nombre d’observateurs reconnaissent dans THX 1984 d’Orwell. Aucun angle, pas de point invisible dans cet univers où l’image traque les agissements du “peuple” de consommateurs ouvriers. Sur les écrans de surveillance, les silhouettes se découpent en noir et blanc, des amas de points dont on peine à décoder l’humanité.
THX 1138 sera un super bide à sa sortie, en 1970 et sabordera le projet de Francis Ford Coppola (mentor de George Lucas à l’époque) de fourguer six scripts à la Warner et de devenir par la même occasion grand gourou intouchable du cinéma indépendant américain. Ce film ressort aujourd’hui en copie neuve et remasterisée, avec intégration de nouvelles séquences réalisées en image de synthèse. Il est malheureusement réservé à quelques salles rares qui diffusent les vrais films (Utopia à Avignon, par exemple …).
Pour la petite histoire, THX-1138 correspond au numéro de téléphone de George Lucas, lorsqu’il était étudiant (THX équivaut à 849 sur un clavier alphanumérique), et est devenu le nom commercial du système de restitution sonore haute fidélité distribué par une société initiée et détenue par Lucas.
Pour en savoir plus sur l’histoire de ce film et son rôle dans la carrière de Georges Lucas, lisez ce très bon papier.





