Les effets pervers de la dérégulation
Jul 18th, 2007 by Eric
On parle aujourd’hui de l’enquête de Que Choisir qui qualifie de “désastre” l’ouverture des 118. Bref rappel. Jadis, nous avions le 12 : un service universel de renseignements téléphoniques rudimentaires, fourni par l’opérateur monopolistique (France Télécom). Ce service était simple (obtenir un numéro de téléphone d’après un nom ou/et une adresse), efficace et gratuit.
Puis les 118 sont arrivés, imposés par une directive européenne de dérégulation : sophistiqués et … payants ! Patatra : selon Que Choisir, les tarifs des nouveaux services de renseignements 118 XXX sont bien plus élevés que l’historique 12. On s’en serait douté … Mais l’association de défense des consommateurs observe aussi l’opacité des tarifs : un coût d’appel auquel il convient souvent d’ajouter un coût à la minute, une mise en relation gratuite qui cache souvent une surfacturation de la minute d’appel pour les utilisateurs de mobiles. Que Choisir n’y va pas par quatre chemins et décrit ce service comme une « arnaque» !
Le test mené par l’UFC-Que Choisir sur les numéros de renseignements téléphoniques 118 est disponible sur le site de l’association, Quechoisir.org .
Comme quoi rien n’est simple : la dérégulation, ça a parfois du bon (en terme de démocratisation des technologies de communication, elle a permis à la France de faire un vrai saut qualitatif et quantitatif), mais à l’excès, c’est aussi, parfois, désastreux.
D’autant plus dommage si l’on sait que le démantèlement du monopole d’AT&T aux Etats Unis, sous l’administration Reagan, avait produit très exactement les mêmes résultats : il aurait suffit d’observer et de ne garder que le bon …




