Richard Stallman à Avignon
Feb 3rd, 2012 by Eric
Je découvre tous les jours que les personnages historiques de l’informatique et d’internet sont méconnus par les informaticiens eux mêmes. J’ai parlé dans ce blog de Turing, de Von Neuman, de Claude Shannon, et il faudra que j’écrive sur Vinton Cerf aussi un jour (question posée par un Lycéen la semaine dernière à trois docteurs en informatique, “qui est l’inventeur d’Internet”, la réponse était là mais de justesse).
Si vous aimez le libre, l’open source, l’abolition des frontières numériques, êtes anti-hadopi ou que sais-je encore je ne vois pas comment vous pouvez méconnaître Richard Stallman. Voici ce qu’en dit Wikipedia:
Richard Matthew Stallman (né à Manhattan, le 16 mars 1953), connu aussi sous les initiales rms (en minuscules, ainsi qu’il sied aux informaticiens des années 1970 pour qui l’avènement du bas de casse sur les écrans informatiques représenta une vraie conquête), est un programmeur et militant du logiciel libre. Il est à l’origine du projet GNU et de la licence publique générale GNU connue aussi sous l’acronyme GPL, qu’il a rédigée avec l’avocat Eben Moglen. Il a popularisé le terme anglais copyleft. Programmeur renommé de la communauté informatique américaine et internationale, il a développé de nombreux logiciels dont les plus connus des développeurs sont l’éditeur de texte GNU Emacs, le compilateur C de GNU, le débogueur GNU mais aussi, en collaboration avec Roland McGrath, le moteur de production GNU Make.
Pas rien, non ?
J’ai déjà raconté que c’est un assidu des conférence Wikimania (le point de rencontre annuel des contributeurs de Wikipédia et des projets de la fondation Wikimania).
Et bien figurez vous qu’il va donner une conférence à l’Université d’Avignon (campus Sainte Marthe, Amphi AT02) mardi 21 février sur le thème “Pour une société numérique libre” dont voici le résumé:
Dans cette conférence aux allures de slogan, Richard Stallman exposera ses pensées et réflexions sur la part grandissante qu’occupent les technologies numériques dans nos sociétés. A travers le monde, on constate la mise en place de politiques destinées à réduire, voire éliminer la fracture numérique en arguant que l’accès aux nouvelles technologies de l’information et de la communication est invariablement bénéfique et qu’il faut donc en garantir l’accès au plus grand nombre. Cela pourrait être indéniablement vrai si l’on s’en tenait à une réflexion de surface, notamment parce que les applications pratiques de ces technologies rendent des services autrement impossibles mais s’avère un peu plus hasardeux si l’on commence à aborder la question en terme de Droits de l’Homme et de Liberté : savoir si transformer notre société en société numérique constitue un progrès dépend largement du type de société numérique que l’on cherche à bâtir !
Évidemment, j’ai plein d’attaches avec cette université et je ne doute pas que tous les étudiants en com et en informatique seront de la partie ! Je ne pourrais pas y assister mais je le regrette.










